Durant cinquante ans, avec plusieurs des meilleurs joueurs du continent africain, le Maroc n’a jamais pu décrocher un deuxième sacre de la CAN. C’est en 1976 que leur unique sacre avait été remporté. Cinquante ans, c’est long, très long. À ce moment là, le Cameroun ne pouvait même rêver de titre continental. C’est donc huit ans après le sacre du Maroc que les Lions Indomptables remportent leur premier titre en 1984. La suite on la connait puisqu’en 2017, Benjamin Moukandjo et ses coéquipiers ramenaient un cinquième trophée au bercail. Et deux mois après la CAN 2025, un jury d’appel de la CAF offre un deuxième titre au Maroc.
Le Cameroun en compte cinq, tous remportés en battant proprement ses adversaires sur le terrain. Aucun ne lui a été attribué parce qu’il a réussi à convaincre un jury du bien fondé d’un outrage. C’est ce qu’a fait le Maroc. Il ne pouvait en être autrement.
Noms des membre du jury d’appel de la CAF ayant créé un précédent mondial
L’histoire retiendra que c’est sous la gouverne de la Nigériane Roli Daibo Harriman, présidente de cette commssion qu’une décision inique a été prise. Entouré de son vice-président, le Cap-verdien Faustino Varela Monteiro et de plusieurs membres, ils ont levé le couvercle de la puanteur de la CAF. Le jury est également composé de plusieurs nationalité:
- le Tunisien Moez Ben Tahar Nasri,
- le Togolais Espoir Asogbavi Komlan,
- le Malawite Masauko Timothy Msungama,
- le Namibien Moses Ikanqa,
- le Mauritanien Hamoud T’feil Bowbe,
- le Djiboutien Mohamed Robleh Djama,
- le Congolais Lubamba Ngimbi Hector.
Au centre de cette décision, l’appel de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), concernant l’application des articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations, en lien avec les événements survenus lors de la finale de la CAN 2025.
Dans ses décisions, le Jury d’appel de la CAF a d’abord annulé la décision initiale du Jury disciplinaire. Il a ensuite considéré que le comportement de l’équipe du Sénégal relevait du champ d’application des articles 82 et 84 du règlement de la compétition.
Ce comité d’Appel estime qu’ «Il est établi que la Fédération sénégalaise de football (FSF), à travers le comportement de son équipe, a enfreint l’article 82 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations». Et c’est bien la question que va devoir délibérer le Tribunal Arbitral du Sport. Cet article 82 n’est pas propre dans son délibéré. Toute l’équipe du Sénégal n’a pas quitté l’aire de jeu si on veut rester strict. Et c’est d’ailleurs pourquoi l’arbitre central n’avait pas directement arrêté la partie. Il est demontré qu’au moins un joueur de l’équipe nationale du Sénégal était régulièrement resté sur l’aire de jeu.












