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Vincent Aboubakar : « Je ne me focalise pas sur les trophées individuels »

France Football

Indomptable, le Camerounais de 25 ans empile les buts et les prestations XXL avec le FC Porto. 2017, une année en grand pour un buteur, qui, entre les feintes et les accélérations, s’adonne à son autre passion : l’écriture, autour de la réflexion métaphysique. Pour FF, celui qui a failli rejoindre l’OM, l’été dernier, se confie.

Le 23 décembre 2017

« Vincent, avec 22 réalisations toutes compétitions confondues depuis le début de saison (12 en Championnat, cinq en C1, quatre en Coupe du Portugal), vous êtes le meilleur buteur en Europe après Cavani et vous devancez Messi ou Ronaldo. Comment expliquez-vous cette réussite ?

Ces performances, je les réalise grâce à mes coéquipiers et mon entraîneur. Tout repose sur le travail, une bonne organisation, ainsi que sur la concentration.

Au-delà de l’expression collective du FC Porto, avez-vous progressé individuellement dans certains aspects ?

C’est une sorte de prise de conscience qui trouve son explication dans l’idée d’être régulier. Par le passé, cela n’a pas toujours été simple au FC Porto. Mais là, avec ce coach (Sergio Conceiçao), je sens qu’il essaye de tirer le maximum pour je puisse me sentir impliqué dans le projet. C’est aussi ce qu’il fait avec mes autres coéquipiers. Aujourd’hui, ses idées de jeu sont claires et précises. Ce qui fait en sorte que le jour J, on sait exactement ce qu’on attend de vous. Et si tout le monde se dit la même chose, c’est plus facile et l’équipe en bénéficie.

Justement, vous venez de parler de votre entraîneur Sergio Conceiçao : que vous a-t-il apporté ? Un rôle de numéro 1 que vous attendiez ?

Oui, il est très important, et je l’en remercie. Pour être franc, après ma saison au Besiktas, il n’était pas prévu que je revienne à Porto. Je ne me sentais pas bien considéré dans le passé. Et, quand Sergio Conceiçao est arrivé, son discours a tout changé car il m’a touché. J’ai accroché, il est direct et dit les choses.

Racontez-nous cette séquence...

Dès la préparation, je suis venu pour voir, et sentir les choses. Dans la vie, j’aime les gens qui sont vrais. Humainement, il faut me dire les vérités car c’est ainsi que je peux le mieux m’exprimer. Si tout est clair, on se donne au maximum. Il ne m’a jamais dit que j’étais son numéro 1. Son adjoint m’avait appelé, et m’avait sensibilisé et fait comprendre qu’il allait compter sur moi, et que je devais tout faire pour lui rendre cette confiance. Ensuite, j’ai senti un bon feeling avec lui, et une sensation très très positive. Derrière, les choses sont venues naturellement, et il m’a fait progresser, et même franchir des paliers.

Le FC Porto est en tête du Championnat également grâce à son trio de feu offensif 100% africain (Marega, Brahimi et Aboubakar). Quel regard portez-vous sur cette association ?

C’est d’abord un système qui marche. On est en 4-4-2 et cela demande beaucoup d’efforts physiques. On a aussi de la puissance et, à ce niveau-là, les Africains ne sont pas en reste. Pour être sincère, je n’ai pas de réflexion à proprement dite sur le fait qu’on soit un trio africain ou pas. Le coach peut en mettre d’autres, et ça peut aussi marcher. On évolue dans un ensemble, avec une idée de jeu dans laquelle les individualités viennent s’insérer. La clé, c’est le message du coach. Je n’ai pas de sentiment de fierté particulier. Le football, c’est défendre des couleurs de son club. Nous sommes des joueurs du FC Porto. Nous avons une seule couleur...

Sentez-vous le poids de l’histoire au FC Porto ? Des grands attaquants sont passés par ce club : Madjer, Jardel ou plus récemment Falcao...

Je ne le ressens pas comme ça. Je respecte l’histoire, et j’imagine que, de l’extérieur, on peut voir les choses comme cela. Je suis focalisé sur le temps présent, sur mon moment, mes performances. Je suis concentré sur mon job, sur ce qu’on voit sur le terrain, et aussi en dehors, ce qu’on appelle le travail invisible. Là, l’objectif, c’est de gagner des titres pour que tout le monde soit content, c’est cela qui me préoccupe beaucoup.

En huitièmes de finale de la C1, vous allez jouer face à Liverpool et ses deux autres stars africaines : Salah et Mané. Comment imaginez-vous ce match ?

Mohamed Salah, Sadio Mané et même Pierre-Emerick Aubameyang font une année formidable. Il n’y a rien à dire là-dessus. Cela mérite le respect. Après, ce match face à Liverpool, je pense qu’il est équilibré. L’équipe la plus motivée et la plus ambitieuse aura le plus de chances de passer. En somme, c’est très ouvert.

Vos compatriotes Milla, Eto’o, Mboma ont remporté le ballon d’or africain. Vous êtes retenu dans la short list en cette année. Est-ce un objectif ?

Le fait d’être considéré dans la lignée de ces joueurs-là, c’est une fierté. C’est un encouragement qui valide le travail accompli depuis le début de ma carrière. Je ne me focalise pas sur les trophées individuels mais je me demande juste comment je peux faire mieux dans l’avenir. Chaque joueur a sa personnalité. Ils ont marqué l’histoire le pays. Il faut être un bon joueur, mais aussi un joueur humain avec une sensibilité. On peut avoir tout le talent du monde, mais si vous n’êtes pas une bonne personne, je ne peux pas vous aimer. Humainement, si je sens qu’on n’est pas sincère, je ne peux être aux côtés de cette personne. On peut même gagner 40 Ballons d’Or, cela ne m’intéresse pas.

En janvier dernier, vous avez marqué l’un des plus beaux buts de l’histoire d’une finale de CAN après un sombrero magique sur un défenseur égyptien. Ce but a offert la CAN aux Lions Indomptables. Qu’est-ce que cela représente pour un natif de Garoua ?

Honnêtement, je ne pense pas beaucoup à ce but. Le moment est passé. Dans le football, on oublie rapidement, ça passe tellement vite. J’ai tourné la page, j’ai envie aussi de gagner des choses avec le FC Porto. Je pense que le titre individuel peut même créer des conflits alors que collectivement, cela a plus de forces. C’est tellement beau à voir, cela n’a pas de prix.

On sent une forme de détachement par rapport au monde du football. D’où cela vient-il ?

De mon éducation, mais c’est aussi la manière de voir la vie. Je préfère qu’on dise les choses, et pas ce qu’on a envie d’entendre. Je connais le monde du football, je suis rentré très jeune dans cet un univers. J’ai beaucoup observé, et écouté. J’ai très vite compris et j’ai très peu d’amis dans ce monde.

Du Coton Sport de Garoua au Porto FC, racontez-nous votre trajectoire...

J’ai grandi à Garoua, j’ai commencé dans la rue pour le plaisir. Après, je suis parti à Coton Sport, chez les juniors, je suis devenu le meilleur joueur. On m’a appelé chez les cadets du Cameroun. J’ai commencé à ce moment-là à prendre conscience que je pouvais réaliser une carrière professionnelle. Les autres coéquipiers venaient me voir pour me dire que j’avais quelque chose de différent. Là, j’ai fait une rencontre très importante qui a beaucoup compté dans mon parcours.

Quelle est-elle ?

Quand on est un jeune joueur africain, les fausses promesses sont légion, il y a peu de réussite et souvent beaucoup de désillusions. C’est pour cela que je tiens à remercier une personne qui a joué, et joue toujours un rôle très important dans ma vie : mon agent, Monsieur Maxime Nana. Il m’a découvert gamin au Cameroun. Il a tenu sa parole en me faisant venir à Valenciennes à seulement 18 ans. Il m’a vu, et m’a dit que sur mes qualités, je ressemblais beaucoup à George Weah, passé aussi par le Championnat du Cameroun. Et quand on va de Garoua à Valenciennes, ce n’est pas le même monde. Je suis passé de 38 degrés à un froid intense dans le nord de la France. Ces moments difficiles m’ont forgé un gros mental. C’est au fond ce qui me rend plus régulier et constant.

Lors de votre passage à Valenciennes, l’OM s’était intéressé à vous via Vincent Labrune. On aurait découragé le président marseillais en laissant entendre que vous aviez les pieds carrés...

(Il coupe) Oui, j’en ai entendu parler. Je l’ai même lu à plusieurs reprises. À Valenciennes, cela ne s’est pas du tout bien passé (72 matches de L1, neuf buts). Je suis parti à Lorient où j’ai rencontré un super coach, Christian Gourcuff. Beaucoup de choses ont changé pour moi. Je le remercie, lui comme Sylvain Ripoll. Gourcuff m’a fait progresser sur le plan de la finition car il m’a fait répéter les exercices devant le but, après les entraînements. À Lorient, on a tout fait pour que je réussisse. Au contraire, à Valenciennes, j’ai eu des moments difficiles. J’ai les pieds carrés ? Il n’y a pas de souci... Le temps est sage, et il finit par tout révéler. J’ai fermé ma bouche, j’ai travaillé. Le silence est un ami qui ne trahit pas. J’ai une force intérieure qui est immense. J’accepte les critiques. Cela fait partie des étapes, c’est ce qu’on appelle un cheminement.

L’OM est un rendez-vous raté. L’été dernier, sur la dernière ligne droite du mercato, on sait qu’il y a eu des discussions avec ce club. Pourquoi n’êtes-vous pas venu ?

J’ai commencé la préparation avec le FC Porto, et cela se passait pour le mieux avec des automatismes entre mes coéquipiers et moi. J’ai été sur une bonne lancée, donc j’ai choisi de rester. L’OM est aussi une grande équipe, et aujourd’hui c’est elle repart sur un projet dont on ne sait pas vraiment s’il est sûr. Venir à l’OM, c’était démarrer sur un nouveau cycle, partir presque de zéro avec tous les risques que ça comporte.

« J’ai eu Rudi Garcia au téléphone, on s’est envoyé plusieurs messages »

Avez-vous pesé le pour et le contre ?

J’estime que c’est soit l’équipe qui s’adapte à vous ou le contraire, alors qu’à Porto, j’ai senti que les automatismes étaient déjà bien présents. Si cela fonctionne mal en France, vous savez très bien comment ça va réagir. Ils ont pris Mitroglou (Benfica), et regardez comment cela se passe. Ce n’est pas du tout facile. Il est arrivé dans une équipe où les joueurs avaient déjà fait la préparation ensemble. C’est pour cela que j’ai préféré prendre du recul et rester à Porto. Après, dans le football, il ne faut pas regarder que l’attaquant. Imaginez que Mitroglou soit à 12 buts et que l’OM se trouve à la 12e place du classement ? Que diriez-vous ?

Rudi Garcia a-t-il essayé de vous convaincre ?

Oui, j’ai eu Rudi Garcia au téléphone, on s’est envoyé plusieurs messages. Je lui ai dit : "Coach, il faut vraiment m’excuser de ne pas venir." Il a compris. C’est un coach intelligent avec un état d’esprit très ouvert. Il essaye de se mettre à la place du footballeur. C’est quelqu’un de très bien.

En dehors du football, que diriez-vous de vous ?

J’aime écrire...

À propos de quoi ?

J’écris depuis plus de neuf ans sur le monde qui m’entoure. Je suis fasciné par l’espèce humaine, le cosmos, les atomes ou l’existence. En somme, tout ce qui relève de la métaphysique. J’aime la réflexion, la compréhension car cela me permet d’avoir un bon équilibre dans ma vie. Je pense que l’écriture apporte la puissance.

Comptez-vous un jour publier vos réflexions sur le sujet ?

Non, pas du tout. J’ai un endroit où je vais aller déposer cela.

Dans une bibliothèque universitaire ?

Non, c’est mon secret... »

Nabil Djellit


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Vos commentaires

  • Le 24 décembre 2017 à 07:29, par Patrick En réponse à : Vincent Aboubakar : « Je ne me focalise pas sur les trophées individuels »

    Tout ça pour enfin partir en Chine ? Je m’en fous, c’est le sort des joueurs africains modernes. Pour eux, l’argent vient en premier. La preuve était le plan de boycott la coupe du monde 2014 par Aboubakar et son band. Qui trompes-tu ? S’il vous plaît si vous pensez que vous pouvez être George Weah ou même mieux que lui, gagner nous cette ligue des champions avec Porto afin que vos chances de jouer pour Barcelone ou réal vont croître. Au lieu de finir dans la faible ligue chinoise, ou votre compatriote Moukandjo et Bassogog sont perdus. Croyez-moi, laissez tomber des millions de dollars de plus que la valeur de Neymar sur Aboubakar et il s’envolera vers la Chine sans réfléchir.

    • Le 24 décembre 2017 à 09:38, par Bobill En réponse à : Vincent Aboubakar : « Je ne me focalise pas sur les trophées individuels »

      Tu es vraiment un aigri et un suppôt de satan au service des Européens. Le championnat chinois a le même niveau que celui de la France et certains brésiliens et argentins, qui y jouent sont des joueurs clés de la seleçao Brésilienne et des albicelestes et tu veux que nos joueurs jouent en Europe pour de minables salaires, alors qu´ils sont mieux payé en chine ? Joue toi-même dans Barcelone et fais toi un plaisir de jouer pour l´amour du football, pendant que ta famille crève de faim. Si tu as un attachement pour le travail sans argent tu peux aussi travailler pour la voirie de ta ville européenne, gagner un salaire d’amour et quitter ton ordinateur. Toi à la place d´Aboubacar tu ne céderas pas à une proposition financière alléchante. Quel hypocrite ?!?!?

    • Le 24 décembre 2017 à 16:10, par Patrick En réponse à : Vincent Aboubakar : « Je ne me focalise pas sur les trophées individuels »

      aa laisse moi tout ça.Bla bla bla La Chine a quel niveau ? Regardez où votre compatriote Boumal a fini. Regardez le moulleur Moukandjo qui n’est pas capable de faire un seul simple pass dans un jeu entier. Quelle blague. Tout joueur qui va en Chine doit oublier l’équipe nationale. C’est une règle qui n’a pas encore été approuvée et qui doit l’être bientôt. Regarde la cotédivoire avec leur capitaine Gervinho. Où sont-ils arrivés ? Nigéria avec leur capitaine Obi Mikel retournera à leur village après seulement trois match. Et vous êtes d’accord avec un moulleur comme Moukandjo pour diriger l’équipe nationale en 2019 tout en jouant en Chine. Mouf va.

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  • Le 24 décembre 2017 à 11:41, par alex joel En réponse à : Vincent Aboubakar : « Je ne me focalise pas sur les trophées individuels »

    Bon début de saison.Aboubacar fait tout pour rester constant jusqu’à la fin de la saison car le manque de constance est ton principal défaut et justifie ton absence sur le podium du ballon d’or à mon avis.tu as tout pour aller très loing et nous donner cette 6e étoiles.Évite la métaphysique et bon vent

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  • Le 23 décembre 2017 à 20:06, par Kemet En réponse à : Vincent Aboubakar : « Je ne me focalise pas sur les trophées individuels »

    Aboubakar est très humble dans ses réponses et réflexion. Son humilité le mènera vers les plus hauts sommets du football.
    Qu’il continu a bien travailler et les succès seront avec lui. Le trophée de footballeur africain de l’année sera un jour inscrit dans son palmarès.

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  • Le 23 décembre 2017 à 18:56, par Patrico En réponse à : Vincent Aboubakar : « Je ne me focalise pas sur les trophées individuels »

    Ton talent est indéniable Abou.....sauf , il faudra davantage travailler pour espérer durablement être dans la cour des grands. Quelques conseils pour y arriver :

    1- Continuer dans cette humilité observée dans cette interview, en dehors ou dans les stades
    2-Travailler surtout ta finition,être vraiment un ’’killer’’ devant les buts
    3-Evoluer soit espagne (Barcelone pourquoi pas ??? ou Athlético de Madrid), surtout en Angleterre dans le big five (Manchester city, United, Chelsea, Tothenam,Arsenal), bref un grand club jouant regulierement la Champions League.
    4- A défaut, il vaudrait mieux rester à Porto , qui est un aussi grand club, mais qui souffre de la visibilité du championnat Portugais
    5- Pardon , surtout pas aller en Chine, même si on te donne des milliards !
    Enfin, ton titre de Champion d’Afrique est beaucoup plus prestigieux que ce machin des awards de la CAF !

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  • Le 23 décembre 2017 à 16:04, par bamyaben En réponse à : Vincent Aboubakar : « Je ne me focalise pas sur les trophées individuels »

    Entrevue très intéressante, Aboubacar nous apprend beaucoup de choses :

    1) Il a un « bon » agent, apparemment le meilleur des agents camerounais par lequel il faut passer pour être sélectionné en équipe nationale même quand on a aucun mérite ou qu’il y a meilleur : Maxime Nana qui ne ferait pas partie des millions de marchands de rêves qui escroquent les parents pour enfin lâcher les enfants se débrouiller seuls dans les rues de par le monde sans jamais faire ce qu’on leur promettait, la réalisation de leur rêve de devenir footballeur professionnel.

    2) Son échec à Valenciennes au nord de la France où il fait très froid comparativement à Garoua, le problème d’adaptation climatique qui n’est pas le motif de son échec puisqu’il n’était pas encore prêt en venant du Cameroun pour jouer en ligue1 française, il lui fallait compléter sa formation, il en est de même pour les équivalences des diplômes universitaires entre les pays africains et la France ainsi par exemple un BAC+5 (Master 2) obtenu dans une université camerounaise est l’équivalent d’une Licence obtenue dans une université française.

    • Le 23 décembre 2017 à 16:21, par bamyaben En réponse à : Vincent Aboubakar : « Je ne me focalise pas sur les trophées individuels »

      3) La rencontre avec Gourcuff qui va lui permettre de parfaire sa formation pour pouvoir enfin exprimer son talent :« Gourcuff m’a fait progresser sur le plan de la finition car il m’a fait répéter les exercices devant le but, après les entraînements. » Il n’avait pas eu ce mentor à Valenciennes et d’autres n’auront jamais la chance d’en croiser un sur leur chemin.

      4) Sa philosophie de vie tout en espérant pour lui qu’il ne devienne pas un métaphysicien, nous avons besoin des bons physiciens au Cameroun, mais nous n’en voulons plus des métaphysiciens avec leurs avions et vols de nuit qui la nuit tombée font du ciel camerounais le plus aéroport de la planète.
      Pour le moment, les camerounais attendent plus de lui qu’il marque beaucoup de buts et qu’il soit rassembleur et fasse gagner nos Lions indomptables comme il avait su le faire avec brio et maestria à la CAN au Gabon où son but est une vraie griffe indélébile un mâle lion dominant de sa génération à l’instar d’autres buts mythiques de ses prédécesseurs.

      Comme quoi le succès comme l’échec ne tiennent qu’à peu de choses, une bonne ou une mauvaise rencontre pour aller au paradis ou descendre aux enfers.

    • Le 23 décembre 2017 à 17:44, par Bobill En réponse à : Vincent Aboubakar : « Je ne me focalise pas sur les trophées individuels »

      Si tu peux comprendre entre les lignes mon cher frère @Bamyaben, cet enfant a choisi son chemin spirituel et aspire à devenir un mage. « Je suis fasciné par l’espèce humaine, le cosmos, les atomes ou l’existence. En somme, tout ce qui relève de la métaphysique. J’aime la réflexion, la compréhension car cela me permet d’avoir un bon équilibre dans ma vie ».

      Les sorciers ne sont pas fasciné par l´espèce humaine. Les aéroports nocturnes ; cet homme n’en a que faire. Tu m´as dit que j´étais ton opposant le plus acharné. Que discutons nous comme leadership pour être opposant ? J´ai au moin 20 ans de plus que toi et que discuterai-je contre toi.

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  • Le 23 décembre 2017 à 15:55, par Rasta En réponse à : Vincent Aboubakar : « Je ne me focalise pas sur les trophées individuels »

    Tous ceux qui auront lu cette interview ne regarderont plus jamais Aboubakar avec les mêmes yeux. Lorsqu’un être humain lambda vous dit que ses centres d’intérêt vont du cosmos aux atomes, c’est à dire de l’infiniment grand à l’infiniment petit, de la physique céleste à la physique terrestre, mais aussi à tout ce qui relève de la métaphysique, ça impose le respect. En plus, il écrit sur tous ces sujets. Énorme !! Peut importe qu’il publie ou pas. Socrate que certains considèrent comme un des plus grands philosophes n’a jamais publié. Cette interview force le respect de l’homme, montre à quel point il est intellectuellement équilibré. À partir de là, il est clair qu’il ne peut qu’avoir une carrière prometteuse, l’équilibre intellectuel étant le moteur du succès dans n’importe quelle carrière qu’on entreprend. Une bonne interview.

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  • Le 23 décembre 2017 à 11:24, par Lindeng En réponse à : Vincent Aboubakar : « Je ne me focalise pas sur les trophées individuels »

    Belle interview. On découvre un autre aspect d’Abou qui parle honnêtement.
    Le passage sur les trophées individuels est intéressant sur ce qu’il dit en creux de ce qu’il a pu voir ces dernières années.
    En plus, s’il aime vraiment l’écriture, cet enfant gagne vraiment à être mieux connu.

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  • Le 23 décembre 2017 à 11:15, par Bobill En réponse à : Vincent Aboubakar : « Je ne me focalise pas sur les trophées individuels »

    Bravo garçon. On comprend vite dans ta conclusion ce qui te fait grandir dans ce milieux démonisé qu’est devenu le football. "Je suis fasciné par l’espèce humaine, le cosmos, les atomes ou l’existence. En somme, tout ce qui relève de la métaphysique. J’aime la réflexion, la compréhension car cela me permet d’avoir un bon équilibre dans ma vie".

    Reste vraiment fasciné par l´espèce humaine et méfie-toi des jaloux des abîmes et des monstres marins mercuriens, qui ont choisi les ténèbres pour bluffer les esprits attardés. Des fanatiques de l’ego profond, qui endorment leurs concitoyens en semant la division et l´involution à des fins personnelles. Il ne devient que logique, que c´est toi, qui mette fin à la suprématie de l´Égypte sur le Cameroun par un éclat lumineux, là où tous ces pseudo grands talents ont tous lamentablement échoué. « On peut avoir tout le talent du monde, mais si vous n’êtes pas une bonne personne, je ne peux pas vous aimer » Merci de nous faire comprendre la profondeur qui te sépare de l´abîme volontairement choisi par certains. Que tu sois ballon d´or africain ou pas, cette distinction individuelle ne nous intéresse plus, tant que ta priorité ne sera que de toujours hausser l´emblème collectif et aussi national au firmament de la gloire.

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