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Oyongo Bitolo : les dessous d’une « grosse » négligence
Le Lion a été pris au piège de la loi

Camfoot

Transféré des New York Red Bulls pour Impact de Montréal au Mercato hivernal alors qu’il prenait part à la Can 2015 en Guinée équatoriale avec les Lions Indomptables, il n’a pas encore rejoint son nouveau club. A Impact de Montréal, l’on justifie selon nos informations, que l’international camerounais prend encore du repos après la Can 2015 et qu’il ne tardera pas à arriver.

Le 7 février 2015
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Mais selon d’autres informations et de source proche du joueur, Ambroise Oyongo Bitolo n’entend pas aller au Canada. Il dit être en fin de contrat avec les New York Red Bulls et avoue avoir été transféré sans son avis dans ce nouveau club. Et c’est ici le nœud du problème.

Premièrement, la Major League Soccer (MLS) a un règlement particulier, différent de celui des autres Fédérations de football au même titre que celui de la NBA par exemple. Tous les licenciés des clubs appartiennent à la MLS, compétente pour mettre des joueurs sur le marché des transferts. Deuxième chose, le contrat qui liait le Lion Indomptable au club Newyorkais est arrivé à son terme en décembre dernier.

Seulement, selon nos informations, le contrat signé par Oyongo rédigé en anglais. Ses agents n’ont pas été vigilants au moment de sa signature, parce qu’il est loisible de dire que le contrat doit être rédigé en la langue que le joueur maîtrise le mieux. Or dans ce contrat, il est clairement stipulé que le joueur s’engage d’abord à respecter le règlement de la MLS. De plus, si aucune des parties ne manifeste la volonté de rupture à la fin du contrat, il est renouvelé par tacite reconduction. Et c’est fort de cette disposition que les New York Red Bulls ne se sont pas gênés à transférer le joueur puisqu’au terme du contrat « aucune des parties n’a souhaité la rupture du contrat ».

Les agents d’Oyongo Bitolo, ont par la suite engagé une procédure en annulation de ce transfert jugé « malsain ». Seulement, les dirigeants de New York Red Bulls ont flairé que le joueur était de mèche avec ses agents, parce que miroitant une destination européenne. Ils ne sont prêts à aucune concession et Oyongo sera bien « obligé » de respecter le règlement de la MLS en allant au Canada où le même traitement salarial lui est réservé. A moins qu’il ne trouve un arrangement amiable avec ses anciens dirigeants très remontés contre lui.

Antoine Tella à Yaoundé


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Vos commentaires

  • Le 7 février 2015 à 12:42, par Bryce En réponse à : Oyongo Bitolo : les dessous d’une « grosse » négligence

    Dans un pays bilingue comme le Cameroon, un agent de joueur qui ne parle autre langue serait toujours dans les problemes.
    Leur priorite’ majeur serait de s’assurer le bien etre et le devenir du joueur, or dans ce cas il ne voyait que le green(dollars) en oubliant la lecture totale du contract.
    Voila un bon joueur qui risque de moisier dans le froid alors qu’il devait aller la ou il peut joueur toute la saison.

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  • Le 7 février 2015 à 17:50, par Birago En réponse à : Oyongo Bitolo : les dessous d’une « grosse » négligence

    Bien sûr que les commentaires de nous autres internautes ne sont que pour nous gratter intellectuellement les méninges car ils ne changent rien dans l’affaire en cours. Cependant, pour ma part, je ne comprends pas pourquoi les Red Bulls et le MSL auraient raison :

    1. Comme toutes les instances du football international, le MSL DOIT ultimement être soumis au dictat de la FIFA. Or le FIFA prévoit que (a) le passage de l’amateur (soit ce qu’était Oyongo quand ‘prêté’ par Bamenda aux Red Bulls et, peut-être, reste-t-il ?) au professionnel doit suivre un protocole apparemment pas respecté dans ce cas ? Et puis la FIFA, nous dit-on, stipule que (b) le joueur concerné signe son contrat au dû et respect de la langue dans laquelle il est le plus habilité ; or Oyongo est plus francophone qu’autrement (quoique venant d’un pays soi-disant bilingue et d’un club anglophone de Bamenda).

    2. Bien plus important est le fait UNIVERSEL (si on s’appuie sur LES DROITS HUMAINS ou droits de l’Homme) qu’un joueur moderne ne devrait pas être transmis s’une équipe à une autre sans en être DUMENT informé. Nous ne sommes plus au temps où un ESCLAVE était transmis d’une plantation à une autre sans son avis et tout simplement parce que son ancien maître avait perdu au jeu de poker ou avait pris un verre de whisky de plus !

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