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Eto’o : « Voilà pourquoi j’ai choisi l’Inter »

Internazionale.fr

Samuel Eto’o a été un des grands protagonistes de la saison parfaite de l’Inter. Une année que le camerounais a voulu se rappeller dans un livre : « Les pieds en Italie, le coeur en Afrique », une autobiographie qu’il a écrit avec le journaliste Pierluigi Pardo. Un livre pour dévoiler toute l’arrière-scène de cette grande année, du premier coup de téléphone avec Mourinho à la victoire finale.

Le 7 décembre 2010
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Internazionale.fr vous propose un extrait de son livre.

« Allo, c’est José. Je t’appelle pour savoir quel maillot tu veux. Le numéro 9 te convient ? »

« La chose amusante, - nous dit Samuel - c’est que je ne savais pas encore si j’allais venir à l’Inter, jusqu’au coup de téléphone avec Massimo Moratti : »Samu, je veux que tu viennes chez nous. Tu es un grand joueur et d’après ce qu’on m’a dit, une excellente personne. Je serais vraiment heureux de te voir revêtir notre maillot.« »Après ce coup de téléphone, Hughes de City nous avait relancé, tout comme le Milan. Trop tard, j’avais donné mon accord au président de l’Inter. Même Materazzi m’avait envoyé un sms, mais je ne savais pas qui il était vraiment : « S’il te plait rejoins-nous, tu es l’un des six meilleurs avant-centres au monde et nous gagnerons la Champions League avec toi. » ...« »J’avais d’autres offres, mais ces deux coups de téléphone et ce message ont changé ma vie. A ce moment-là, j’aurais pu jouer au Milan, au Real, à Chelsea, à la Roma ou à City : mais j’ai choisi l’Inter. Je ne veux pas faire le phénomène qui savait vite comment cela aurait fini, mais j’avais des sensations positives dès le début.« Il se rappelle ensuite de sa première rencontre avec Moratti en tant que joueur Interista : »Président, je sais quelle est la chose que vous voulez gagner : la Champions League. J’ai cinq ans pour vous la rapporter. Il me dit qu’il me croît et je lui répond que je ferai tout pour lui donner cette joie.« Il était plus sûr de lui avec Ghelfi : »Monsieur l’avocat, nous nous verrons après la finale de la Champions League.« Depuis le premier jour, Eto’o tenait à faire beaucoup pour les supporters. »Quelqu’un sera orphelin d’Ibrahimovic. Mais Zlatan est Zlatan, et je suis Eto’o. Et ma préoccupation la plus grande a été celle de ne pas embrasser immédiatement le maillot." (ndlr : Ibrahimovic avait embrassé l’écusson Catalan dès les premiers clichés)

D’abord, tu dois suer, gagner, puis honorer. Même Mourinho m’a vite dit : « Samu, je pense que tu pourras beaucoup gagner avec nous. »... Son charisme m’avait frappé.« Le premier match décisif de la saison a été le derby du mois d’août, à propos duquel Eto’o dévoile : »Dans les vestiaires, à la pause, Mourinho a hurlé : « Êtes-vous venus pour les respecter !? Nous ne pouvons pas nous relâcher, même si nous menons 3 à 0 et que nous sommes à onze contre dix. » ... Je pensais qu’il plaisantait, mais il était très sérieux.« Une saison qui est allé de l’avant, jusqu’au match décisif de Stamford Bridge : Chelsea-Inter : »C’était une nuit mémorable. Un but inoubliable. Après le but, Milito m’a dit à l’oreille : « Merci, tu le mérites. » ... Et je me suis rappelé que Figo m’avait dit avant le match : « Aujourd’hui, tu vas marquer, parce que les grands joueurs marquent toujours lors des matchs importants. » ... Après ce match à Stamford Bridge, nous étions persuadés que nous pouvions arriver jusqu’à la fin.« Le match Inter-Barcelone a été un autre match décisif lors de ce parcours en Champions League : »Dans l’absolu, le souvenir de cette nuit est un de plus beaux. Ce fut une soirée parfaite, avec un seul petit problème : Mario. C’est un bon garçon, cependant il est jeune et parfois, il déborde, comme ce soir-là. Nous n’avions pas encore tous conscience de l’importance de cette nuit. Pour les supporters de l’Inter, ça n’avait pas seulement été un match, c’était la vie. Tout le monde en avait après lui dans le vestiaire, et même moi j’ai pété les plombs. Deux jours après, il s’était calmé et je lui ai parlé : « Tu as fait une erreur l’autre soir. On ne jette pas le maillot et on n’entre pas sur le terrain avec cette attitude. Les supporters ne te sifflent pas parce qu’ils ne te veulent plus dans l’équipe mais parce que tu es si fort qu’ils veulent te stimuler. » ... Après ça, il est revenu avec le groupe.« Le match lors duquel on a le plus souffert, a été celui au Camp Nou : »Avant le match, j’ai parlé des points forts et des points faibles du Barça à Mourinho et j’ai dit à Milito : « Ils ont peur, ils ne se sentent pas aussi confiants que d’habitude. Je vais marquer. » ... Nous étions bien partis, mais l’expulsion de Thiago Motta avait changé les choses. Josè m’appelle depuis le banc et il me dit : « Dis à ton ami Diego que vous allez tous les deux couvrir les côtés, mais surtout toi. » ... J’ai couvert l’arrière plutôt que l’aile. Zanetti m’encourageait en hurlant : « Très bien Samu, c’est bientôt fini… ! » ... J’ai regardé vers le panneau : c’était le temps additionnel. Puis c’était fini, l’arbitre avait sifflé. Nous courons et sautons de joie. C’était un moment vraiment spécial, parce que personne ne semblait vraiment y croire.« Eto’o est un expert des finales de Champions, lui qui en avait déjà joué deux avant de venir à l’Inter (en les gagnant toutes les deux et en marquant à chaque fous). C’est pour cela qu’il avait parlé à l’équipe avant la finale de Madrid : »Mes amis, une finale ne se joue pas, elle se gagne. Si tu vas en finale seulement pour jouer, tu perds. Ce soir, il ne faut pas jouer bien ou mal, il faut seulement gagner. Nous avons souffert contre tout le monde, contre tous ceux qui pensaient que nous n’étions pas assez bons. Contre tous les hiboux. (ndlr : en Italie, les hiboux représentent les principaux adversaires qui regardent un grand match et espèrent voir perdre son rival). « Aujourd’hui, nous y sommes et nous ne pouvons pas échouer. »

Et en effet, la victoire arriva :

« Douze mois après Barcelone, j’ai refait le triplé avec un maillot différent. Le peuple nerazzurro était ému, lui qui attendait cet instant depuis quarante-cinq ans. J’étais heureux, tout le monde m’embrassait, nous dansions, faisions des tours de terrain avec la Coupe. Nous sommes arrivées dans l’avion et avons eu du mal à dormir. C’était presque impossible, vu que Materazzi, mon frère, organisait des petits trains à deux files de ma place. Ensuite, j’ai vu quelque chose d’unique : l’aube nerazzurra. Je rêvais de cet instant depuis le jour du premier appel de Moratti, et il devient réalité à ce moment-là. Gagner la Champions est la chose la plus belle qui puisse arriver à un joueur. »

Pas seulement aux joueurs, pas seulement à Samuel, mais aussi aux supporters.


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