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Can 1970 / SOUDAN - Avant première : Coup d’essai. Bons résultats. Regrets.

« La victoire était tout à fait possible »

Camfoot.com - Le Dossier

« Beaucoup de joueurs, des jeunes notamment, Léa Eyoum, Jean Paul Akono et autres se battent pour bénéficier des faveurs de l’entraîneur Raymond Fobété qui a choisi néanmoins de faire confiance aux joueurs de la génération de Mbappé Leppé. Aussi les clubs sont de bonne qualité : L’Union en 1969, et le Canon en 1970 remportent certes le championnat mais c’est très souvent à l’arraché. »

Le 9 mai 2007

« Mbappé Léppé, qui sort progressivement de la sélection demande qu’on m’intègre en défense compte tenu de mes performances au cours d’un match auquel il avait assisté au stade mili¬taire. Cette requête est appuyée par le ministre Ibrahim Mbombo Njoya, qui à la veille du départ en stage pour Khartoum demande que je fasse partie de l’équipe, pour rafraîchir la défense. Nous arrivons à Khartoum curieusement peu complexés. »

« C’est vrai il y a de grands joueurs ou de grands attaquants qui font peur à toutes les défenses d’Afrique comme Laurent Pokou de la Côte d’Ivoire. La preuve, nous faisons un premier match très engagé offensivement. En prenant des buts, mais avec une victoire contre les Ivoiriens (3-2). Et l’entraîneur Fobété fort de la situation ne change pas ses plans. Seulement, il y a malheureusement quelques frustrations : les joueurs sont par exemple sont assez contrariés par les faveurs faites à Koum, professionnel en France. Il allait et venait entre les matches et le système de jeu oscillait en fonction de cet état de choses. De plus malgré la qualité du groupe, le mental relâchait un peu. Malgré, le travail abattu contre la Côte d’Ivoire, la révélation du tournoi, coachée par notre futur entraîneur Peter Schnittger, et face à l’Ethiopie, le groupe à quelque peu craqué face au Soudan que nous avons pourtant dominé en période. C’était très dur à accepter. Le Cameroun dominait déjà la sous région et commençait à faire du bruit. Pour nous c’était l’occasion d’entrer par la grande porte. Certains ont eu des larmes. Mais le ministre Mbombo Njoya à délivré un message du président Ahidjo très réconfortant pour la suite »

Equipe du Cameroun peu avant la CAN1970 (1968)
Accroupis, de gauche à droite : Tokoto JP (Oryx), Mbappe Lepe (Oryx), Manga Onguene (Canon), Mbette Isaac (Caïman), Epacka (Caïman)
Debout, de gauche à droite : Mukoko Confiance (Oryx), Atangana Ottou « Remetter » (Diamant), Bassenguen « Docta » du (Dragon Yaoundé), Owona Norbert (Union), Ndoumbè franzt(Caïman), Oyono ’Cogefar’ (Tonnerre)
(c) Le Dossier Magazine no 1 de Janvier 2004

Ils ont dit

Léa Eyoum : « Présélectionné en compagnie de quelques autres jeunes joueurs, je n’ai pas eu la chance de figurer sur la liste finale. Seul Nlend Paul, y a été admis. L’entraîneur Fobété était pour cela guidé par une logique simple : faire le maximum pour que la génération des Pascal Owona, Mbappé, Moukoko, Atangana, Norbert Owona, participe pour une fois à la Coupe des nations. Le dosage n’a donc pas eu lieu comme le souhaitaient certains, parce qu’il y avait des joueurs certes talentueux mais qui commen¬çaient à décliner »

Faouzi Mahjoub : « C’est le paradoxe du Cameroun à cette époque. L’un des plus gros potentiels lors de la compétition mais une gestion défectueuse des rencontres. Ils auraient pu comme deux ans après à Yaoundé remporter la Coupe malgré la présence des redoutables ghanéens. Une très grande capacité à concrétiser les occasions de but, à assurer le front d’attaque, mais une frilosité de la défense, talon d’Achille de la sélection. Si la culture tactique était un plus affinée peut être auraient-ils pris moins de buts et espérer se qualifier puisqu’ils ont terminé à égalité avec La Côte d’Ivoire et le Soudan. Je crois qu’après ces expériences, les générations d’après ont tiré une belle leçon : joindre le mental de fer au talent incontestable. N’est-ce pas ce qui fait actuellement et ce depuis une vingtaine d’années la force des Lions Indomptables ? »


Cette année là :

- Salif Keita est Ballon d’or africain. Suite à un
brillant palmarès : Champion de France (1968, 1969, 1970) et vainqueur de la Coupe (1970), avec Saint
Etienne.
- Le Canon est pour la première fois champion du Cameroun.
- L’Oryx de Douala en fin de cycle enlève la Coupe du Cameroun.
- Le Soudan est Champion d’Afrique
- Le Brésil de Pelé est Champion du monde.
- L’attaquant Ger Muller est ballon d’or européen


Résultats

Groupe A à Khartoum

- Cameroun-Côte d’Ivoire : 3-2
- Cameroun-Ethiopie : 3-2
- Soudan-Cameroun : 2-1

Vainqueur : Soudan


Le ministre : Ibrahim Mbombo Mjoya

Entre trois ans avant au gouvernement (20 mal 1967) aptes quelques années comme Commissaire général à la Jeunesse et aux Sports, là Can 1970 constitue l’un des premiers dossiers à l’échelle du continent dont il a la charge. L’équipe du Cameroun étant jusque là habituée, certes avec brio, et grâce à ses joueurs de renom, aux compétitions sous régionale.

Le coach : Raymond Fobété

Il fait partie de la première génération des sportifs de haut niveau camerounais. Comme de brillants entraîneurs africains de sa génération (Gyamfi, Bibanzoulou), il relèvera le défi de la nationalisation des cadres des directions techniques sur le continent. Bien qu’’ayant constitué un groupe de qualité, ses choix ultra offensifs ne permettront malheureusement pas au Cameroun d’éviter l’élimination au premier tour.

Par Nlend Paul


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