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CAN2015 : La chronique de Marc Modjom

Camfoot

Trêve d’hypocrisie, les Lions Indomptables nous ont d’accord déçu lors de la CAN équato-guinéenne. Les propos conciliants que l’on s’efforce de tenir ces temps derniers n’y changent rien. Ils ont tout juste laissé deviner leur potentiel, et puis plus rien. Sinon une longue errance sur le terrain de Malabo où Camerounais et non-Camerounais avaient été mordus par le mythe du retour des Lions.

Le 5 février 2015
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Les soirées de la capitale équato-guinéenne étaient alors rythmées par des projections optimistes au sujet de cette équipe dont on prophétisait une montée en force au fil des matchs. Mais on a eu droit à une équipe sans âme, sans originalité et sans envie. En tout cas, rien qui ait pu laisser entrevoir un sursaut d’orgueil. D’où le faisceau d’interrogations que tout cela a suscité chez les Camerounais ordinaires.

Que s’est-il donc réellement passé à Malabo ? A quoi était due l’ambiance morose qui semblait planer autour de l’équipe camerounaise ? Y avait-il comme l’a colporté une rumeur assez vraisemblable, un problème dans les vestiaires entre dirigeants ou entre footballeurs ? Si oui, pourquoi rien n’a été entrepris pour ramener les choses à la normale ? Ce pourrait-il que la délégation – comme souvent pléthorique d’officiels ou de spécialistes supposés ou réels du football – n’ait pas décelé les flagrantes anomalies constatées lors de l’éphémère parcours des Lions Indomptables ?

Et dans ce tourbillon de questions énervantes, quelle était vraiment la mission du sélectionneur Volker Finke ? Ce pourrait-il qu’il ait en toute sincérité ignoré les capacités de ses joueurs au point de faire appel à de parfaits inconnus, et de laisser à la touche ceux que beaucoup considéraient comme la meilleure carte offensive de l’équipe camerounaise ? En définitive, quel mandat avait vraiment été donné aux encadreurs des Lions Indomptables ?

Nous sommes sortis de la CAN par la petite porte. Le plus frustrant, c’est de songer que nous aurions pu nous en tirer à bien meilleur compte. A l’heure des leçons, l’on entend des propos sans conviction du genre : « notre équipe est jeune, elle est en reconstruction, elle a besoin du soutien et de la compréhension du peuple camerounais », etc. Comme si nous étions la seule équipe jeune de cette compétition. Comme si nous étions la seule équipe en reconstruction. Et comme si le peuple camerounais ne méritait pas lui-aussi de voir évoluer sur le terrain, une équipe conquérante, et fière de défendre les couleurs de la patrie.

Non, vraiment ces Lions-là ne sous rassurent pas. Leur état d’esprit n’est pas le bon. Leur encadrement technique semble inapte à porter une ambition de victoire. Et leur entourage administratif peu crédible pour éviter au navire de prendre l’eau et de courir à la perte. Sous d’autres cieux, l’on aurait déjà annoncé au moins un limogeage ou une démission pour l’honneur. Mais peut-on encore parler d’honneur dans ce milieu pollué par des intrigues et des batailles de réseaux ?

Peut-on réellement restituer aux Camerounais leurs Lions Indomptables ?

Retranscrit par Arthur Wandji


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Vos commentaires

  • Le 6 février 2015 à 09:14, par pat2lyon En réponse à : CAN2015 : La chronique de Marc Modjom

    FINKE est un acteur prépondérant de cet échec. Mais à vouloir absolument le critiquer,beaucoup tombent dans la contradiction : d’un coté FINKE N’a pas de personnalité et se fait imposer les joueurs ; de l’autre coté on lui reproche de se défendre de cette accusation en martelant que « c’est MOI » qui décide. Pour ma part je suis contre cette idée que les décisions doivent être collégiales car c’est toujours l’entraineur principal qui rend compte et pas ses adjoints que FINKE n’avait d’ailleurs pas choisis. Cela dit, cet échec soulève à nouveau un débat qui a eu cours dans ce forum : celui de l’opportunité de changer l’existant. Parce que je veux bien qu’on me raconte tout ce qu’on voudra, mais je ne répèterai jamais assez que seule la victoire donne raison. Et donc si une équipe n’a encaissé qu’un but en 6 matches avec des joueurs bien précis à certains postes et en encaisse 5 en cinq matchs par la suite c’est qu’il y a aussi un problème d’hommes. L’exemple vaut pour le secteur offensif. Mais seulement les gens semblent l’accepter pour ce dernier cas mais pas pour le premier. En définitive : on ne change pas l’équipe qui gagne et cela vaut autant pour l’attaque que pour la défense. Malheureusement FINKE a succombé aux fantasmes de certains qui proposaient de déplacer tel joueur pour en intégrer tel autre. Finalement il a écouté les camerounais et voila le résultat.

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  • Le 6 février 2015 à 07:23, par dony En réponse à : CAN2015 : La chronique de Marc Modjom

    @ lefou
    tout ce que tu cites est vrai, mais quand on est un vrai coach on ne s’accommode pas de tout ça, et lorsqu’on fait des efforts pour s’y accommoder et que rien ne marche on tire les leçons et on admet son échec et on démissionne pour laisser la chance à quelqu’un d’autre de venir sauver la situation. c’est à ça que servent les mandats et objectifs.
    comment Finke est-il arrivé à la tête des Lions ?
    si tu as oublié je te le rappelle : il y avait JP Akono qui ne perdait pas ses matches, avait déjà trouvé la solution Matip au milieu de terrain, mais on a trouvé que ces victoires n’étaient pas suffisantes et qu’il nous fallait un football champagne. c’est pourquoi on a promis l’équipe à Finke au point de l’inviter à superviser certains matches d’Akono avant d’organiser un semblant de recrutement à la suite d’un appel à candidature international. tu te souviens de cette histoire ? si vous écoutez les chansons de ceux qui vous croient amnésiques, sachez que tout le monde ne se saoule pas à l’odontol.

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  • Le 5 février 2015 à 23:03, par lefou En réponse à : CAN2015 : La chronique de Marc Modjom

    Au Cameroun quel est le mode de désignation des sélectionneurs ? de leurs adjoins ? du DTN et de ses adjoins ?, du capitaine et de ses adjoints ? Tout ceci ressemble fort à une véritable officine d’espionnage. Pour désigner le sélectionneur des LIC quel est le mode d’emplois ? Ceux qui sont chargé de choisir le sélectionneur ont quel niveau ? Qui sont-il ? Au fait de ceux qui sont chargés de choisir le sélectionneur, qui fait quoi où quand comment pourquoi et ça coûte Combien ? Ces personnes ont quel pourcentage dans la transaction ? Une véritable nébuleuse.

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  • Le 5 février 2015 à 22:42, par lefou En réponse à : CAN2015 : La chronique de Marc Modjom

    Trop facile de mettre toutes les fautes sur Finke. Le bouc émissaire est vite trouvé. On le limoge et puis quoi ? On reprend les mêmes et on recommence. Les autorités du football au Cameroun courent derrière les joueurs formés ailleurs au lieu de former les jeunes au pays. On fait comment de la formation des encadreurs ?
    La FECAFOOT n’a plus de président depuis combien d’année ? Avec tous ces Pr de droit chargé de réviser les textes de la FECAFOOT, nous sommes toujours dans l’impasse.
    Ensuite au Cameroun, à quoi sert la DTN ? Quel est son bilan ? Quel est le mode de désignation du sélectionneur et de ses adjoins ? Du capitaine des LIC et de ses adjoins ?
    Les lions Indomptables toutes catégories confondues n’ont rien gagné comme trophée ces 10 dernières années.

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  • Le 5 février 2015 à 21:59, par Birago En réponse à : CAN2015 : La chronique de Marc Modjom

    Voici selon moi quelques réponses à vos questions (le texte gras est extrait de votre article) :

    Et dans ce tourbillon de questions énervantes, quelle était vraiment la mission du sélectionneur Volker Finke ? Je crois personnellement que ce Finke est si bête qu’il ne saurait répondre à cette question. Le gars est un idiot somnambule qui ne sait pas s’il rêve ou si ce qui se passe autour lui est réel ! Autrement il aurait pu voir les trous EVIDENTS dans les mille équipes des LI qu’il a artificiellement façonnées. L’imbécile (comme l’autre stupide LeGuen) n’a jamais formé une équipe de base avec laquelle il aurait évolué savamment. Non, IL EXPERIMENTE avec des joueurs inconnus et non prouvés PENDANT LA COMPETITION !!! Par-là ignorant les capacités de ses joueurs au point de faire appel à de parfaits inconnus, et de laisser à la touche ceux que beaucoup considéraient comme la meilleure carte offensive de l’équipe camerounaise.

    • Le 5 février 2015 à 22:00, par Birago En réponse à : CAN2015 : La chronique de Marc Modjom

      En définitive, quel mandat avait vraiment été donné aux encadreurs des Lions Indomptables ? Dans un beau pays rendu brouillon par la gouvernance type BIYA, nul ne travaille ses méninges pour honnêtement résoudre les challenges nationaux comme, par exemple, œuvrer sérieusement pour recruter un vrai coach (e.g. Hervé Renard qui, dit-on, était disponible quand Finke avait été recruté) et clairement lui décrire ses responsabilités professionnelles qui de facto varient de pays en pays. Alors un imbécile taré comme Finke peut venir chier à la bouche de tout un pays sans aucune conséquente redevance. Finke est même privilégié par le fait que les « autorités » (à vrais dire les mafiosos de Biya) ne peuvent pas arbitrairement l’écarter via l’outil illégal et abusif de Nkondegui.

    • Le 5 février 2015 à 22:01, par Birago En réponse à : CAN2015 : La chronique de Marc Modjom

      Leur encadrement technique semble inapte à porter une ambition de victoire. Et leur entourage administratif peu crédible pour éviter au navire de prendre l’eau et de courir à la perte. J’ai été si énervé par la dernière sortie de Finke que je ne pouvais même pas me contenir assez pour communiquer le fait que, sur ce point, le bonhomme a ouvertement déclaré (ou démontré) qu’il s’en fout de son soi-disant « entourage technique » (i.e., les entraineurs adjoints Camerounais), optant plutôt au reflexe de la DICTATURE NAZI qui est propre au caractère Allemand. Preuves :
      1- Cet imbécile dit tout le temps à tue-tête : C’EST MOI QUI… C’EST MOI QUIET C’EST MOI QUI » ; Or sauf en Allemagne, on sait bien que « le moi est haïssable ».
      2 – L’idiot avoue qu’il ne savait pas qu’Etoundi était le frère de Mbia sauf quand la performance d’Etoundi à la CAN a poussé TOUS LES CAMEROUNAIS A DECRIER LE FAVORITISME… Voulez-vous me dire qu’aucun des assistants Camerounais de Finke ne savait qu’Etoundi est le frère de Mbia ? Si non, n’est-ce-pas une preuve que Finke ne consulte, n’écoute et ne RESPECTE pas ses assistants Camerounais ?

    • Le 5 février 2015 à 22:02, par Birago En réponse à : CAN2015 : La chronique de Marc Modjom

      Il n’y a qu’au Cameroun où la médiocrité, la dictature et l’insincérité établies par Biya et sa maudite clique étouffent les aspirations et potentiel naturels de tout un peuple, ne laissant tout espoir qu’au truisme contenu dans le dicton : « TOUTE CHOSE A UNE FIN ». Ainsi la seule consolation des Camerounais réside dans le fait que, OUI, même le Cameroun de biya a/aura une fin !

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