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Raphaël Tchoumbouen : « C’est nous qui savons comment on tripatouillait les textes en 2009 »

L’ex secrétaire général de la ligue de football de l’Ouest conteste la légitimité des membres du bureau exécutif réhabilités samedi 4 novembre dernier, par le comité de normalisation de la fédération camerounaise de football.

Le 7 novembre 2017
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Quelles sont les raisons pour lesquelles vous contestez l’exécutif qui a pris fonction dans la région de l’Ouest ?

La première raison c’est que la liste des exécutifs de 2009 présentée par le comité de normalisation est une liste qui a été faussée. Tout simplement parce que de tous les sept qu’on a présentés, il n’y a que Petit Michel Wamba qui était avec nous en 2009. Personne parmi les autres n’était même pas membre de l’assemblée générale, je ne parle pas de l’exécutif.

Vous avez été révoqué des affaires du football en 2010 pourtant…

A titre personnel, avec mon groupe, j’ai été suspendu temporairement. C’est le terme qui avait utilisé. Cette suspension avait une durée de 5 ans. De 2009 à ce jour, ces cinq ans sont bien terminés.

Qu’attendez-vous précisément du comité de normalisation ?

Je me serais attendu qu’on applique scrupuleusement la décision qui a été prise. On ne commente pas une décision. Il a été bien dit que l’on devait rétablir les exécutifs élus en 2009. C’est bien précisé ‘’élu en 2009’’. Le représentant du comité de normalisation a bien qu’on ne pouvait pas installer des gens qu’on avait déjà installés, mais qu’on les rétablit simplement dans leurs fonctions. On devait tout simplement dire ‘’quels sont les responsables de 2009 ?’’ pour nous nous présentions ; pas qu’on vienne avec une liste fabriquée. Mais on ne nous a pas écoutés alors que nous avions tous les documents.

Vous avez été mis à l’écart pour votre implication dans les affaires de corruption…

C’est une longue histoire. En ce qui concerne les motifs avancés comme ‘’tentative de manipulation du résultat d’un match’’ (ce sont les termes qui ont été utilisés pour me sanctionner), je dois dire que nous avons agi comme membre d’une commission juridictionnelle, dans le cadre d’un tournoi précis et non comme membre de l’exécutif de la ligue. C’était un tournoi à court terme qui voudrait qu’on statut rapidement sur les cas de litige afin que le tournoi puisse se poursuivre.

Cela vous exempte-t-il des accusations portées contre vous ?

Qu’est-ce que nous avons fait ? Nous avons pris une décision à savoir que le match est a rejoué. Est-ce cela notre crime ? À l’époque cette décision était liée aux tractations en vue des élections qui s’annonçaient, nous le savons.

Il se dit que vous avez reçu des pots de vin pour falsifier l’issue d’un match. Votre corrupteur à l’époque serait Joseph Feutcheu qui a repris les rênes à l’Ouest…

Dire que mon corrupteur, c’est vague. Ce motif n’a jamais été l’objet de débat à Yaoundé. Quand nous y sommes arrivés, la question qui nous a été posée consistait à retracer les faits.

Qu’est-ce qui c’était passé ?

Un match s’est joué et il y a un président qui ne devait pas être au stade parce qu’il était suspendu, mais s’est obstiné à venir. L’équipe Feutcheu FC avait émis des réserves contre ce président. Et la commission d’homologation a estimé que c’était hors délai. Par la suite, il a fait appel à la chambre d’appel que nous constituions, et nous avons tranché que le match est à rejouer. C’est sur cette base qu’à l’époque, Tombi A Roko, secrétaire général de la Fécafoot nous a appelés une heure après cette décision pour nous dire qu’elle était nulle et de nul effet. Dans la foulée, il a annoncé notre suspension avant qu’elle ne soit officialisée plus tard.

Il se dit qu’il existe des documents compromettants où vous aurez émargé pour de l’argent perçu à cette fin…

Je n’ai jamais vu un document pareil. Sincèrement. La pratique pour laquelle on m’accuse ne me ressemble pas. Je ne peux pas faire une telle chose. Des gens ont tenté ça plusieurs, mais ça n’a jamais marché avec moi. Je leur ai dit que je ne fonctionnais pas ainsi. J’étais l’organisateur principal de la compétition, donc je ne pouvais pas me livrer à ce genre de pratique, mais on ne sait jamais, peut-être qu’ils ont des documents.

Qu’attendez-vous du comité de normalisation ?

Il est dit qu’on applique une décision de justice. C’est-à-dire que l’exécutif de 2009 doit être rétabli dans ses fonctions. Pourquoi 2009 ? Simplement c’est elle qui a contesté les textes. Ceux viennent là ne connaissent pas les textes. C’est nous qui étions là, c’est nous qui savons comment on tripatouillait les textes en 2009, mais on présentait à l’assemblée et on votait. A l’intérieur, il y avait des nœuds que ceux qui viennent seulement applaudir ne pouvaient pas voir. C’est nous qui connaissons ça contrairement à ceux qui sont là. Donc c’est pour aller corriger ces textes que nous devons être là et préparer la base pour les futures élections en pourvoyant tous les postes vacants de responsables. C’est ça la véritable mission. Je ne sais pas pourquoi les gens gesticulent. J’ai l’impression que des gens ont mis un monsieur devant parce qu’ils veulent l’escroquer.

Qu’allez-vous faire maintenant ?

On va saisir la fédération. On l’a même déjà fait.

En 2012, il y a eu une assemblée générale extraordinaire au terme de laquelle, on a remplacé les responsables radiés et ceux suspendus…

Lorsqu’on parle d’élection en 2012, elle ne s’est pas tenue dans les règles de l’art. Il y a des gens qui ont utilisé des faux titres. Je peux vous dire que Tabopda par exemple n’était même pas membre de l’assemblée. Il brandit certes un document que le sieur Noungui, président de l’association camerounaise des arbitres (Acaf) à l’époque avait signé. J’ai une autre note que Noungui a signée deux jours plus tard pour dire qu’il s’était trompé et demandant qu’on lise Pierre Sukam au lieu de Tabopda. Monsieur Noungui était revenu sur sa décision parce qu’il s’était rendu compte qu’il y avait le procès-verbal d’une assemblée générale qui avait désigné Sukam et Tchonet comme représentants de l’Acaf Ouest. Notre souci est de faire que les choses qui se passaient avant cessent. C’est comme un kadi que nous avons bu. Maintenant, les gens se comportent comme si pour eux, il faut continuer comme par le passé. C’est très marrant. De tous les gens qui ont été rétablis, il n’y a que Feutcheu en tant président de club qui pourra aller à l’assemblée. Les autres, non ! Parce qu’ils ne sont membres d’aucun club. Ce sont des gens qu’on a pris au quartier pour venir mettre dans la salle et ils acceptent curieusement fièrement.

Entretien mené par GT


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