Réseaux mafieux : On a tenté d’intimider Stéphane Mbia

Avec FranceTV Sport et l’Équipe

Dans les Lions Indomptables, Stéphane Mbia est la loi depuis qu’il a hérité du brassard de capitaine. Mais en club, lui aussi se fait intimider. Le puissant agent de joueur Pierre Bernès, qui gère les carrières de la plupart des grands footballeurs et entraîneurs de France a tenté de le récupérer lorsque l’international évoluait à l’Olympique de Marseille.

Le 24 avril 2016
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Ce qui est clair est que les fuites s’enchaînent autour de l’enquête sur les transferts de l’OM. Le téléphone de Jean-Pierre Bernès a été placé sur écoute, une partie a été publiée par le Canard Enchainé, ce samedi c’est l’Equipe qui y consacre un gros dossier… Entre les agents, l’OM, la politique, un entretien entre l’agent de joueur et Stéphane Mbia est savoureux. Bernès tente de récupérer le solide international camerounais :

Bernès : « C’est moi qui t’ai mis à Marseille »

Jean-Pierre BERNÈS : « Tu sais qui je suis, moi ? Tu vois qui je suis, moi ?

Stéphane MBIA : Heu… enfin, l’agent, l’agent de … enfin… J’ai demandé à Franck… J’ai un peu entendu, mais je ne vous connais pas personnellement.

J.-P. B. : Oui, mais on s’est croisés. Écoute-moi, c’est moi qui t’ai mis à Marseille.

S.M. : D’accord.

J.-P. B. : Tu ne le sais pas, mais c’est moi qui t’ai mis à Marseille. Je suis l’agent de ton coach aussi. Je suis l’agent de Didier (Deschamps).

S.M. : D’accord, O.K.

J.-P. B. : Voilà, je suis l’agent de Didier, je suis l’agent de ton coach. Je suis l’agent de Laurent Blanc. Je suis l’agent de Nasri (Samir), de Franck, de Rami (Adil), de beaucoup de gens quoi. Voilà, hein. De tous les internationaux français. Ils sont avec moi.

S.M. : D’accord, O.K.

J.-P. B. : Voilà, donc moi, il (Ribéry) m’a téléphoné hier soir pour savoir un petit peu… Alors, toi, où tu en es de ta situation ?

S.M. : Ma situation, elle est là. Je connais Franck. Je lui ai dit que j’ai vingt-cinq ans et faut, voilà… il faut absolument que j’aille… Voilà, il faut être ambitieux. (…)

J.-P. B. : Là, tu as un agent ? T’as plus d’agent ? Oui, tu as un agent là, non ?

S.M. : Non, non, non. J’ai pas d’agent. J’ai… C’est mon père qui s’occupe de moi. Il a mis un avocat qui est là pour lire un peu la paperasse, sinon j’ai pas… J’avais un agent suisse qui m’a…

J.-P. B. : Je sais, je sais, je sais. »


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