Veuillez svp désactivez votre bloqueur de publicité pour voir cette page

  • Accueil
  • Championnat
  • Richard Towa : « mettre l’accent sur un travail très professionnel  (...)

Mtn Elite One

Richard Towa : « mettre l’accent sur un travail très professionnel »

Camfoot

Sélectionneur national des Lions U23, ce technicien de football fait une analyse du championnat de football professionnel du Cameroun, à deux journées de la fin de la saison 2016-2017 de Ligue 1 et penche pour une meilleure réorganisation des clubs mythiques.

Le 24 septembre 2017
commentaires

Quelle lecture vous faites de cette fin de saison du championnat professionnel ?

Je dirais que c’est un championnat très disputé, parce que l’on constate qu’à moins de deux journées de la fin de la saison, il y a encore l’incertitude sur les clubs qui seront relégués et ceux qui finiront dans le peloton de tête. C’est pour cette raison qu’on se réjouit des championnats comme celui-ci, où les équipes ont démontré une fois de plus qu’ils étaient engagés. Jusqu’à la dernière journée, ce championnat sera très disputé.

On constate dans la foulée, la mauvaise posture des clubs mythiques, à l’instar de Canon de Yaoundé, Racing de Bafoussam et Union de Douala qui connaissent une fin de saison délicate ?

Une fin de saison plutôt difficile pour ces clubs mythiques. On constate qu’ils ont eu beaucoup de problèmes autant sur le plan administratif que technique. Canon de Yaoundé par exemple, a connu beaucoup d’entraîneurs, une situation qui n’a pas donné beaucoup de stabilité au groupe pour pouvoir bâtir une équipe très compétitive. C’est dommage que ces équipes soient dans une situation pareille. Nous croyons que les clubs mythiques doivent être mieux par rapport aux équipes jeunes qui sont en train de donner de belles leçons, à l’instar d’Eding sport de la Lékié qui n’a pas mis longtemps dans le championnat d’élite et qui démontre qu’avec une très bonne organisation, on peut avoir un très bon groupe. Pour ce qui est d’Union de Douala, on peut dire que malgré la jeunesse de ces joueurs, on a vu de très bons matchs à la phase aller, même si la phase retour est très difficile. Cependant, je reste persuadé qu’avec beaucoup de chance, cette équipe de l’Union de Douala peut rester dans le championnat et tirer des leçons pour la saison prochaine afin de préparer une équipe assez compétitive.

Est-ce possible d’envisager un championnat d’élite sans ces clubs mythiques ?

C’est aussi ça, la réalité du football. S’il arrive aujourd’hui que ces clubs mythiques sont relégués, on sera obligé d’accepter la situation. Les jeunes équipes démontrent une fois de plus qu’avec beaucoup d’envie et une bonne organisation, on peut faire un grand championnat. C’est pour cette raison que je pense que les équipes mythiques ont intérêt à mieux se préparer pour les prochains championnats et on souhaite que d’autres équipes mythiques intègrent la première division.

Comment comprendre la domination des clubs basés dans la région du Centre, autant en Elite one qu’en Elite Two ?

Je dirais que c’est le résultat d’une bonne préparation, d’une bonne structuration, d’un bon recrutement. C’est la preuve que les équipes du Centre sont en train de travailler et on doit suivre leur exemple qui porte des fruits. Je parlerai de l’As Fortuna que j’ai connu pendant plusieurs années, qui démontre qu’avec la jeunesse et un très bon encadrement technique, on peut faire plusieurs choses. C’est aussi le cas pour la formation de Yaoundé II, qui à peine arrivée en Ligue 2 va accéder en première division. C’est la preuve que ces équipes travaillent, et je pense que les clubs du Littoral doivent copier ces exemples pour mieux s’organiser.

Les clubs du Littoral, principalement ceux de Douala sont plutôt instables…

C’est vraiment très compliqué dans le Littoral. Nous avons des équipes comme Botafogo, Dac 2000 qui sont menacées de relégation. Je pense qu’on doit mettre l’accent sur un travail très professionnel pour mieux structurer les équipes de Littoral dans les années à venir. Les résultats démontrent que ces clubs doivent copier de bons exemples. Quand on est pas bien organisé, on ne peut pas avoir des résultats. Il faut reconnaître que le travail n’est pas bien fait, c’est pour cette raison que les équipes balbutient à la fin de la saison. Mais je reste persuadé que les leçons sont tirées pour les prochaines années et qu’ils vont comprendre que le football se fait avec beaucoup de persévérance, une bonne organisation et un bel encadrement technique qui peut donner de très bons résultats.

Réalisé M.M.


REAGIR À L'ARTICLE

Répondre à cet article

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

La Chronique de Léon
Les Depêches