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La descente aux enfers de notre sport-roi

Par L’Empereur Britanikus Zendé, Blogueur

Dimanche 08 Avril 2012 peu avant 18H30 heure du Cameroun. Dans l’antre du stade du Club Nigérian Heartland Ower, l’arbitre central met un terme à la rencontre opposant le club local à l’Unisport Football Club du Haut-Nkam pour le compte des 16es de finale retour de la Coupe de la Confédération Africaine de Football (CAF). La messe vient d’être dite. Il n’y aura plus de clubs camerounais dans cette compétition cette saison. Seul Coton Sport de Garoua l’un des quatre représentants du football Camerounais en Coupes Africaines a sauvé les meubles en Ligue des Champions.

Le 16 avril 2012
commentaires

Le football Camerounais ne fait plus rêver. A l’image des Lions Indomptables, pardon ! Des Lions domptables, les clubs camerounais ne font plus peur sur le continent. Fini donc l’épopée d’Oryx de Douala, Léopard de Douala, Canon de Yaoundé et autres Caïman de Douala. Il faut remonter à 1981 pour voir un Club Camerounais remporter un titre continental. Cette année-là, Union Sportive de Douala s’était sauvée avec la Coupe des vainqueurs de Coupe. Depuis, les clubs camerounais ne font plus parler d’eux sur le continent. Comment le Cameroun grande Nation du football en est arrivé là ?

Exode des jeunes talents

Les clubs n’ont pas d’effectif compétitif par rapport à leurs adversaires africains. Les dirigeants de nos clubs manquent clairement de vision. Ces derniers préparent les joueurs pour la vente à l’étranger. Parfois, ces derniers ne recoltent pas les fruits découlant de leur métier.

« Vous pensez que c’est facile d’évoluer au pays alors que depuis le début de la saison nous n’avons reçu ni primes de match, ni salaire ? Nous avions espoir en l’avènement de la Ligue de Football Professionnel mais c’est avec amertume que nous constatons que rien n’a changé. Comment ne pas saisir la chance d’aller jouer ailleurs quand l’occasion se présente ? » déclarait sous anonymat un joueur de Sable de Batié au sortir d’un match de championnat perdu à domicile.

Et un membre de la Direction générale de cette équipe de rétorquer : "Où allons prendre l’argent pour supporter toutes les charges quand même l’État ne veut pas verser l’argent qu’il nous a promis ?"

Pire encore, les clubs manquent d’équipements. Un fait ayant retenu l’attention. Lors du match aller des 16es de finale de la Coupe de la CAF opposant le même Unisport à Heartland Ower du Nigéria, un joueur nigérian a voulu changer le maillot avec son homologue Camerounais comme ça se fait ailleurs. Mais ce dernier a décliné l’offre parce que le maillot devait être lavé pour servir d’équipement lors du prochain match.

Au pays d’Alexandre Song, le football est géré comme une épicerie. Les clubs vivent grâce aux cotisations des membres et de la communauté. Cette saison par exemple, les clubs de l’Élite n’ont pu avoir une préparation adéquate parce qu’ils attendent toujours le paiement de l’aide financière promise par l’Etat. A l’heure où l’on parle de professionnalisme dans le football Camerounais, des clubs n’ont pas rempli certaines conditions de leur cahier de charge. La préparation de la saison se fait d’une manière archaïque.

La date de la finale de la Coupe du Cameroun n’est jamais connue d’avance, ce qui pénalise les acteurs que sont les joueurs et crée des dépenses supplémentaires aux dirigeants des clubs. Elle est programmée selon l’humeur du "Prince d’Etoudi" et quand bien elle se joue, les textes de ladite Coupe sont bafoués pour éviter de tomber dans la noirceur.

Pourquoi ne pas faire du copier-coller d’ailleurs

Le football Camerounais a besoin d’une refondation à la base et l’on gagnerait à copier ce qui se passe ailleurs. Il faut mettre un accent sur la formation des footballeurs et des formateurs. Les pouvoirs publics doivent s’investir davantage dans le processus du professionnalisme et une réorganisation du football jeune est d’une extrême urgence. Confier notre football aux connaisseurs et non aux profanes afin que vivement nos clubs et les Lions Indomptables puissent régner comme jadis sur le trône de l’Afrique.

Joseph Fanni


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Vos commentaires

  • Le 17 avril 2012 à 13:16, par Birago En réponse à : La descente aux enfers de notre sport-roi

    @Zigli, je saisie et apprécie ton humour...

    Néanmoins, je soutiens que mêmes des philosophes feraient mieux que l’incroyablement laxiste, anachronique et illogique pouvoir ou hiérarchie du pouvoir camerounais ; et je parle bien de l’exécutif (ou plutôt de la tyrannie – Biya d’avec ses suites et cabinets bidons), du législatif (une assemblée nationale pleine d’illettrés et/ou des lettrés choisis – non votés – dans le faux, par le faux et pour le faux), un judiciaire vicieusement corrompu, et une armée et police complétement aliénées au bien public et moral, et uniquement formées en corps de brigandage !

    Le Cameroun : un pays où – pour justement emprunter la pensée d’un philosophe, JJ Rousseau, je crois – on ne sait pas, ne veut pas savoir, et se moque de savoir que : « Qui veut la fin veut aussi les moyens ». Car sans même parler de la grande matière grise pour des grandes stratégies et les grandes tactiques de réussite, comment explique-t-on qu’on pense, croit ou prétende gagner des grands trophées, occuper des rangs supérieurs (aux classements FIFA, CAF, Jeux Olympiques, etc…) sans ne serait-ce qu’avoir des infrastructures (immobilières et structurelles) nécessaires au succès désiré ? Les moyens favorables à la fin dont parle Rousseau !

    Or, à cause de la cécité engendrée par la CORRUPTION CHRONIQUE, l’irrationnel et les mensonges qui s’en suivent, au Cameroun, on oublie ou ignore même le schéma de base des cérémonies, organisations et nécessités sportives :

    1- Construit un bon stade ou une bonne salle d’exhibition (comme les hippodromes ou arènes du temps des romains par exemple) ;

    2- Forme les athlètes dans l’expertise de leurs talents ;

    3- Établie une gérance/administration saine et efficace ;

    4- LES FOULES VIENNENT AUTOMATIQUEMENT POUR SE DIVERTIR ET LES RECETTES AUX PORTES (plus, de nos jours, la publicité liée à l’ampleur de l’INTÉRÊT des foules au stade, à la télé, etc.) COULENT À FLOTS.

    Réglementé et géré proprement (et non salement comme devenu la norme au Cameroun), ce système ou schéma se supporte tout seul, sans avoir besoin de l’ingérence empoisonnante et manipulatrice du gouvernement et autres forces extérieures et parasitaires. Quelles opportunités perdues de récolter des recettes aux portes venant de la contribution des foules issues des bidonvilles surpeuplés de Douala, Yaoundé, Bafoussam, etc. déjà acquises et ancrées, on le sait, au fanatisme sportif (surtout au football), et assoiffées des avenues de divertissement ; si seulement il existait de bonnes infrastructures de transport publique et de terrains d’action avec sécurité adéquate !

    Voici un pays de fous ou l’on pense gagner sans sérieusement travailler : Alors on nomme (ou vote, non à base de la COMPÉTENCE mais dans et par des manigances de la corruption) des Iya, des Semengue, et autres tels ineptes et désœuvrés qui n’ont jamais rien prouvés dans le domaine sportif (ou même ailleurs, selon moi) sauf leurs aptitudes dans les pratiques du béni-oui-oui, du népotisme méprisable, ou simplement du VOL

    « Qui veut la fin veut aussi les moyens » ; c’est-à-dire épaule et accepte le travail, les sacrifices et mêmes les accidents et les pertes qui conduisent à la fin désirée !

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  • Le 17 avril 2012 à 11:27, par Zigli En réponse à : La descente aux enfers de notre sport-roi

    Mauvais article ! Dégagez le de ce site ! Vite !
    Je suis certain que les dirigeants du footbal Camerounais sont tous tres intelligents. En fait, je pense qu’ils sont tous des philosophes ! Docteur Mveng, Genie Iya, Super-intelligent Sidiki. Qui êtes vous donc pour les critiquer ?
    Je vous dis, se sont des fin connaisseurs du football. De vrai philosophes ! Je ne sais juste pas ce qu’on a fait pour les mériter. Car comme disait Clémensau, « Si j’avais une province à punir, je la ferai gouverner par un philosophe. » Nous, on en a plein la Fecafoot ! Merde !
    Alors, notre malheur, c’est qu’on a des imbéciles de dirrigeants qui se croient tout savoir et sont tous aussi bornés que des handicapés mentaux. C’est bien de pouvoir faire du copier coller. Mais, au moins chez le bon élève. Faut-ils encore que ces fameux dirigeants aient la présence d’estprit d’en choisir le bon. C’est après tout, eux qui ont nommé Lavache ou la Lavagne, ce sont également eux qui ont été aux affaires quand on a manqué une coupe du monde, gåché une autre, et manqué une coupe d’afrique. Cela en dit long sur leur jugement. Je suis dans la vingtaine, et tout le monde de mon age vous admettra qu’on pensait jusqu’a cette année que le Cameroun était automatiquement qualifié pour la CAN. Car depuis notre naissance, et le moment ou on a vraiment commencé à regarder le foot, le Cameroun y était presque toujours.
    Mon souhait, c’est que l’épervier gouvernemental arrive a Tsinga et fasse le nettoyage une fois pour toute. Ah bon, bah, je rêve... et alors ?

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  • Le 17 avril 2012 à 10:34, par Zizou En réponse à : La descente aux enfers de notre sport-roi

    Article très intéressant

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  • Le 17 avril 2012 à 10:06, par emric En réponse à : La descente aux enfers de notre sport-roi

    Mr l’Empereur Britanikus votre chronique est digne d’éloges. Je vous souhaite beaucoup de courage. Faut vraiment que l’on confie notre football aux connaisseurs et non aux profanes et aux pilleurs

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