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Stade annexe N°2 : Payement d’arriérés de salaire à tête chercheuse ( ?)

Camfoot

Après la grève observée le 6 septembre dernier, les employés d’international logistic solutions (ILS) ont finalement reçu les deux mois d’arriérés de salaires impayés. Ce, malgré les réticences de certains ouvriers du service de nuit qui exigent la totalité de leurs payes.

Le 15 septembre 2016
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Deux longues files d’attentes constituées des employés des ouvriers de ILS font la queue ce mercredi 14 septembre 2016 devant un bureau de fortune installé à un jet de pierre des gradins en construction au Stade annexe N°2. Vêtus de leur traditionnelle tenue de travail (bottes-casques et chasuble), de larges sourires se dessinent sur leurs visages. Difficile de cacher la joie qui les anime. Ils ont l’air si heureux qu’on pourrait croire qu’ils viennent de réussir à un examen. Que non ! Ils perçoivent les deux mois d’arriérés de salaires qu’ils réclamaient il y’a deux semaines. De l’argent frais ; du cash ! « C’est vrai qu’on aurait voulu avoir cet argent depuis, mais si on l’a aujourd’hui c’est toujours bon ; l’argent n’a jamais fait de mal à personne », déclare d’un air triomphal Jean Christophe T, l’un des employés. C’est l’occasion jurée de remercier la présidence de la République, qui, à en croire les grévistes d’hier, est à l’origine de cet heureux dénouement. « Je vous avais dit que le problème n’était pas à notre niveau, il était au niveau de la présidence. Et ils ont débloqué l’affaire. Aujourd’hui vous pouvez vous-même le confirmer : les employés ont été payés »

La colère des ouvriers de nuit

À coté des employés qui attendent entrer dans le bureau où s’effectue la paye, un groupe de près d’une dizaine d’ouvriers fait la fine bouche. En effet, ce sont des employés du service de nuit qui ne cachent pas leur mécontentement face à la politique du deux poids-deux mesures dont ils en sont visiblement les principales victimes. « Moi je m’en fous, je veux tout mon argent si le patron a coupé, c’est son problème, en tout cas j’aurais tout mon argent », tempête Paul Ameyeme. Un autre ouvrier qui partage le même sentiment renchérit : « je meurs pour mon argent, je n’ai pas peur. On vient avec les hommes en tenues pour nous influencer, ils savaient qu’ils allaient couper nos salaires ». En effet, des officiers de police ont été commis pour encadrer la paye. Interrogés, Jordan le meneur de la fronde s’explique : « nous, les employés de nuit on travaille de 17h à 2h du matin à raison de 4000 Fcfa la journée. Passée cette heure là, nous rentrons dans les heures supplémentaires qui sont rémunérées à 600 Fcfa l’heure. Or, lorsqu’on nous appelle pour nous donner notre argent on s’aperçoit que le compte n’est pas bon. Soit on a omis les heures supplémentaires, soit on a retranché une partie, nous nous ne pouvons pas accepter ça ». Pour eux, cette injustice doit être très vite réparée. A suivre !

C.D.


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