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Coupe des Confédérations : Quand l’Allemagne parle au Cameroun

Camfoot

Venue avec son équipe B et repartie avec le trophée, la Nationalmannschaft, sans aucun titulaire habituel, a décroché sa première Coupe des Confédérations en battant le Chili (1–0) en finale, hier à Saint-Pétersbourg. La preuve que le football allemand dispose d’un modèle solide bâti sur sa jeunesse. Tout le contraire des tâtonnements et des générations spontanées qui font la pluie et le beau temps au pays de Roger Milla.

Le 3 juillet 2017
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Allemagne, la jeunesse triomphante ! C’est à cela qu’il faut assimiler le sacre de l’Allemagne au terme de cette Coupe des Confédérations. Pour le Mondial 2018, tout d’abord, le message est fort. Pour les années à venir ensuite. La jeune garde a du potentiel et l’a parfaitement affiché dans une compétition où beaucoup pensaient que la mise au repos des cadors serait un handicap pour cette sélection. Le plus vieux parmi les 11 titulaires ? Lars Stindl, 28 ans. Le plus jeune ? Timo Werner, 21 ans. Evidemment, difficile d’être catégorique à un an de l’échéance. En revanche, une tendance claire se dessine : cette Nationalmannschaft dispose d’un réservoir hors normes.

Pour conquérir sa toute première Coupe des Confédérations, elle s’est appuyée sur une équipe largement renouvelée. Pas « une équipe B », comme certains l’ont qualifiée : ce serait faire injure à son talent. Car oui, Löw dispose d’un potentiel XXL sous la main. Il est incarné par des visages juvéniles. Celui d’un Joshua Kimmich (22 ans) présenté comme le successeur de Philip Lahm sur le flanc droit ; celui d’un Leon Goretzka (22 ans) qui a tout pour s’imposer au milieu des Kroos, Khedira et Gundogan. Et qui sait, celui d’un tout frais champion d’Europe U 21, sacré la veille face à l’Espagne (1-0).

Un modèle innovant

La relève allemande est donc déjà là. Elle frappe fort à la porte de la sélection, la grande, la vraie. Et dire que la plupart des champions du monde 2014 n’étaient pas en Russie. En 2018, les Neuer, Boateng, Hummels, Reus, Ozil et autres Müller seront probablement du voyage. Nul doute qu’ils embarqueront une jeunesse triomphante dans leurs valises. Ce n’est ni la magie, ni le hasard encore moins un coup du destin. C’est le travail ; c’est de la planification. A titre d’exemple, le plan de jeu intégré chez les Espoirs offre aux quelques promus chez les « A » cette expérience du très haut niveau international. Car dans les faits, le football allemand, c’est des stades remplis, du spectacle à foison, un public populaire, des clubs bénéficiaires et une formation pointue. Comme en Espagne, le jeu est plaisant et offensif et les jeunes formés restent au pays pour alimenter la Nationalmannschaft.

Le championnat allemand de football est en effet le plus rentable d’Europe avec douze clubs excédentaires (sur 18) la saison dernière. En parallèle, la formation devient un axe majeur - et forcé - de la politique des clubs. En effet, pour obtenir l’autorisation de la Ligue à prendre part au championnat, les 36 clubs professionnels allemands doivent obligatoirement disposer d’un centre de formation digne de ce nom ainsi que d’une équipe de jeunes dans chaque catégorie d’âge. Un quota de joueurs nationaux susceptibles d’intégrer la Mannschaft est même imposé à partir des moins de 16 ans (12 par équipe). Du coup, depuis 2002, ce sont plus de 615 millions d’euros qui ont été investis dans les centres de formation et près de 5 000 jeunes y séjournent actuellement.

Ultra-politisation du foot camerounais

Mais la réussite du modèle allemand ne tient pas qu’à sa rigueur budgétaire et sa politique de formation. La Coupe du monde 2006 a ainsi amené l’Allemagne à effectuer des investissements structurels afin de se doter d’enceintes sportives ultramodernes, faisant qu’aujourd’hui, plus de neuf stades dépassent les 50 000 places. Sièges à l’abri de la pluie, escalators dans les stades, parkings nombreux, commerces abondants, vidéosurveillance renforcée. Des clichés qui rament à contre-courant de notre bricolage favori, nos rafistolages, notre management a la petite semaine et nos batailles futiles pour imposer des joueurs de 30 ans dans une sélection dite en refondation.

Le modèle allemand situé à des siècles lumière de notre débrouillardise camerounaise, peut-il inspirer les dirigeants de Fécafoot, Minsep et même le sommet de l’Etat, champion de l’ultra politisation de notre sport roi ?

Il n’y a pas de mal à copier le bon exemple.

C.D.


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Vos commentaires

  • Le 4 juillet à 00:21, par bamyaben En réponse à : Coupe des Confédérations : Quand l’Allemagne parle au Cameroun

    Très bon article et bonne conclusion.

    Les malheurs du Kamerun avaient commencé le jour où la SDN (Société des Nations), l’ancêtre de l’ONU avait confié un mandat (qui sera éhontément détourné) de gestion du Kamerun aux français et aux anglais en déshéritant les allemands de leur protectorat sur le Kamerun. Depuis lors, l’avenir du Kamerun s’était assombri, on parle encore aujourd’hui du problème anglophone, les langues des racistes blancs, le français et l’anglais qui divisent des frères et soeurs qui s’entretuent pour défendre des cultures qu’on leur a imposées, qui ne sont pas les leurs et dont on leur reconnaîtra jamais ni la compétence, ni la maîtrise ni la propriété. On parle d’anglofou pour désigner un Bakweri qui n’est rien d’autre qu’un Sawa de l’autre rive du Moungo.

    • Le 4 juillet à 00:23, par bamyaben En réponse à : Coupe des Confédérations : Quand l’Allemagne parle au Cameroun

      Le modèle allemand est le bel et le meilleur exemple à suivre et c’est un pays qui su opérer sa mutation au bon moment.

      En plus de ce qui a été dit dans l’article, les allemands ont modifié leur code de nationalité (avant il fallait être de sang allemand pour jouir automatiquement de la nationalité allemande, c’était le droit du sang et ils ne reconnaissaient pas le droit du sol) pour mieux intégrer les enfants issus des mariages mixtes et de l’immigration et la polémique soulevée à l’époque par l’affaire Joël Matip sur qui on a craché au Cameroun, n’est pas du tout étranger à l’accélération du processus du vote du droit du sol pour l’intégration des binationaux à la Mannschaft et les résultats ne se sont pas attendre avec un apport indéniable des Ausländer (étrangers) pour la première fois dans l’histoire de ce très grand pays à la conquête des titres sportifs majeurs (Coupe du monde en 2014 et coupe des confédérations et l’euro des moins de 21 ans cette année).

    • Le 4 juillet à 00:27, par bamyaben En réponse à : Coupe des Confédérations : Quand l’Allemagne parle au Cameroun

      P.S : La décision de Joël Matip, grand espoir du football allemand, de choisir le Cameroun au détriment de l’Allemagne avait soulevée une vive polémique (politique, intellectuelle, sociétale) à l’époque en Allemagne et beaucoup d’allemands ne comprenaient pas pourquoi un enfant né d’une mère allemande, élevé toute sa vie en Allemagne peut choisir de défendre les couleurs d’un pays qu’il ne connaît pas du tout alors que les enfants d’étrangers nés en France n’ayant aucun lien sanguin avec la France se sentaient plus français qu’étrangers. La suite on la connaît, les Ozil, Boateng, Khedira, etc..., la modification du code de nationalité et la reconnaissance du droit du sol, etc...

    • Le 4 juillet à 00:44, par bamyaben En réponse à : Coupe des Confédérations : Quand l’Allemagne parle au Cameroun

      Certains anciens camfootnautes dont @Rasta doivent encore se rappeler de la polémique qu’avait soulevé l’affaire Matip à l’époque de Paul Le Guen avant la coupe du monde 2010, le gamin passait encore son baccalauréat, c’était une quasi affaire d’Etat, le déplacement des hautes autorités camerounaises pour convaincre le père de Joël Matip, tous ça pour laisser Nkoulou sélectionner et imposer Chedjou à la place de Matip qui a dix Chedjou dans chacun de ses pieds et dont le Quotient intellectuel footballistique est un million de fois supérieur à celui de Chedjou.

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  • Le 3 juillet à 21:12, par small lion En réponse à : Coupe des Confédérations : Quand l’Allemagne parle au Cameroun

    ***Quand l’Allemagne n’est pas la meilleure elle est TOUJOURS parmi les meilleurs et ce quelque soit le domaine considéré.
    Comment font ils ?
    Voilà un pays où sait que l’avenir c’est la jeunesse et la formation. Tout y est mis en oeuvre pour que les plus jeunes soient à affronter les défis qui se présentent à eux, y compris celui de remplacer les plus anciens avec leur accompagnement

    Voilà l’exemple à suivre. Lorsqu’on laisse au hasard le soin de faire des miracles on revolte ce que nous voyons tous les jours dans des pays comme le nôtre
    Bravo à ce pays. Bravo
    Une pensée pour Joël Matip que la réalité camerounaise a peut être privé d’une carrière avec la glorieuse avec la manshaaft***.

    Continuez a parle de patriotisme de pacotille...continuez a supporte la frere du village quand ce dernier nest qun faineant premier frein au developement de votre propre pays. Le negre est le seul humain a chie ou il dort...le seul.

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  • Le 3 juillet à 18:09, par manansi En réponse à : Coupe des Confédérations : Quand l’Allemagne parle au Cameroun

    Monsieur doubena, ce que vous dites ici , je l’ ai dit ici dans des posts avec SMALL LIOn et je suis etonné qu’ il y’ a tres peu de reaction pour l’ instant. Ce qui me surprend pas de la part de certains membres du site car lorsqu’ il faut explorer et reflechir avec des projets ssur le long terme au cameroun, vous verrez presque personne. Nous avons les dirigeants que nous meritons , le peuple a ete habitué a l’ amateurisme, l’ affairisme et l’ affichage. Il faudra et je le redis un vrain plan MARSHALL avec des personnes ressources qualifiés et DIEU merci le pays en dispose pour batir un vrai football pour les annés a venir en mettant hors d’ etat de nuire tous ces fanfarons qui sont ala FECAFOOD. Cela est de la responsabilité du chef de l’ etat puisque ce sont ses affidés qui foutent le bordel la bas.

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  • Le 3 juillet à 15:53, par Footfootfoot En réponse à : Coupe des Confédérations : Quand l’Allemagne parle au Cameroun

    Comment copier le bon example alors que nos dirigeants sont programmer genetiquement, mentalement, emotionellement et spirituellement a creer le tres mauvais Example. Je commence a avoir l’impression que les Camers ont ete maudits avec ce genre de dirigeants que nous avons dans tous les domaines.

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