Mise au point : Samuel Eto’o corrige Eurosport

Camfoot

Taxé par le site internet européen de s’être « envoyé des fleurs » lors de son hommage à Laurent Pokou sur son compte instagram, le meilleur buteur de l’histoire de la Can a réagi sur sa page facebook.

Le 17 novembre 2016
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Faut pas chercher Samuel Eto’o ! Parce que l’ex international camerounais sait toujours comment réagir. Nos confrères d’Eurosport en ont eu la preuve, s’ils en étaient encore à douter. Dans un récent article intitulé : « Même quand il rend hommage à une légende africaine, Samuel Eto’o s’envoie des fleurs », le site internet de la chaîne européenne a dû mal interpréter les propos de l’ancien Lion Indomptable, indiquant qu’en rendant hommage à Laurent Pokou, décédé des suites de maladie à l’âge de 69 ans, « l’attaquant camerounais (Eto’o, Ndlr.), connu pour sa légendaire modestie, n’a pas pu s’empêcher de se jeter des fleurs en saluant la mémoire de Laurent Pokou sur son compte Instagram en soulignant qu’il l’avait détrôné au classement des meilleurs buteurs de l’histoire de la Coupe d’Afrique des nations  ». Une assertion qui n’a pas laissé le concerné indifférent.

Sur sa page facebook en effet, Samuel Eto’o ne s’est pas empêché de donner une petite « leçon » au site. Le Camerounais commence par une définition des termes. D’abord le verbe « succéder » qu’il utilise dans sa publication sur Instagram. Le capitaine a trouvé trois définitions : « parvenir après quelqu’un à une fonction, à un emploi, à une dignité » ; « venir après quelque chose, la suivre dans le temps ou dans l’espace » ; « obtenir par droit de succession, par héritage ». Ensuite, le verbe « détrôner ». Ici, il a trouvé deux définitions : « déposséder un souverain de son trône, de son pouvoir » ; « déposséder quelqu’un, quelque chose de sa prééminence, mettre fin à sa supériorité  ».

Un manque de classe

Les définitions établies, le meilleur buteur de l’histoire de la Can s’adresse alors à ses fans. « De vous à moi, je n’ai pas la prétention d’avoir fait de grandes études, ni d’être un érudit de la langue française, comme certains, mais en m’en référant simplement à un dictionnaire en ligne, la différence entre ces deux termes semble couler de source », écrit-il. Et d’ajouter : « je le redis : je suis fier d’avoir succédé à Laurent Pokou, car comme je l’ai souligné il a été "inspiration pour beaucoup d’entre nous et modèle pour le football Africain en général", il a marqué les esprits ! ». Eto’o ironise enfin. « Que l’on utilise mon nom pour générer de l’attention, je veux bien. Que l’on fasse du brouillon au lieu de l’information, ça aussi on finit par s’y faire. Mais transformer quelque chose de purement factuel en quelque chose d’émotionnel et hors contexte, tout en ternissant au passage la mémoire d’un grand frère qui vient de nous quitter et pour lequel j’ai un profond respect... je trouve ça d’un manque de classe que je ne saurais expliquer même en langue bassa’a  ».

Ce n’est pas tout. « Ceci dit a-t-il ajouté, ce n’est pas la première fois que l’on voit ce genre d’outrances dans les médias et ça ne sera certainement pas la dernière. Je n’ai d’ailleurs pas pour habitude de m’attarder sur ce genre de choses, mais pour le coup, je suis vraiment indigné par de telles maladresses. Le football Africain est en deuil, le Stade Rennais est en deuil, la nation Ivoirienne (ma nation par alliance) est en deuil, je, SAMUEL ETO’O, suis en deuil, alors de grâce, daignez nous accorder une trêve... le temps qu’il suffira pour sécher nos larmes ». C’est tout simplement Eto’o.

Arthur Wandji


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