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Lions Imdomptables : Hugo Broos et le casse-tête de la sélection

Malgré son souci d’ouverture aux nouveaux talents, le sélectionneur des Lions peine encore à trouver la bonne formule pour une sélection homogène et conquérante, au risque de faire regretter certaines vieilles marmites.

Camfoot

Il faut reconnaître d’emblée, qu’en règle générale, l’entraîneur principal connait ses joueurs mieux que quiconque et devrait avoir le dernier mot en matière de sélection. Même illogiques en apparence, ses choix peuvent s’avérer payants en définitive, comme lors de la CAN 2017 remportée avec une équipe où on avait de la peine à mettre un nom sur un visage.

Le 5 octobre 2017

Toujours est-il que plus le temps passe, une constance demeure : depuis son arrivée à la tête des Lions, le technicien belge a rarement fait l’unanimité dans ses choix qui suscitent souvent moult controverses.

Pas nécessairement parce que la liste des éléments convoqués est mauvaise dans l’ensemble, mais à cause du flou artistique qui entoure souvent la sélection ou la mise à l’écart de tel ou tel joueur. Ce qui donne souvent une impression de tâtonnement dans la confection de la liste des joueurs sélectionnés, fréquemment modifiée d’une rencontre à l’autre. Avec des entrants et des sortants aux profils parfois surprenants, sans que l’on sache les critères objectifs ayant motivé leur convocation puis leur sélection définitive et leur mise à l’écart plus tard. Campée dans ces conditions l’équipe-type est mission presqu’impossible.

 Pour beaucoup d’observateurs, la gestion d’un effectif certes varié, mais dépourvu de cette polyvalence qui fait la force des sélections de haut niveau constitue un véritable casse-tête pour le staff technique. Tout se passe comme si le processus de sélection en équipe nationale était installé dans une logique d’éternel recommencement, sans vision globale ni objectif précis. A chaque fois qu’une nouvelle liste est publiée, la controverse s’installe dans une incroyable cacophonie où le sélectionneur et certaines valeurs sûres laissées de côté (sans motif valable) ont souvent du mal à accorder leurs violons.

Certes, on peut mettre au crédit d’Hugo Broos sa volonté d’oser, de sortir des sentiers battus en imaginant des nouvelles combinaisons audacieuses. Mais à condition de ne pas se perdre dans une expérimentation sans fin. Car à vouloir toujours découvrir des « nouveaux talents » sans lendemain, on risque de se condamner à un éternel recommencement. Alors que certains postes ont montré leur extrême fragilité ces derniers temps dans tous les compartiments (gardien de but, défense axiale, milieu, attaque), le coach continue de faire confiance à ceux-là même qui ont encaissé une vingtaine de buts lors des 5 dernières rencontres. La situation n’est pas prête de changer car dans les circonstances actuelles, on voit mal l’entraineur opérer un virage à 90 degrés, au risque de sacrifier ce qui a toujours été sa marque de fabrique : ne jamais aligner la même équipe deux rencontres de suite. Il avait été convenu par exemple que la série des matchs amicaux ayant précédé la Coupe des Confédérations 2017 allait servir de galop d’essai pour « arrêter » définitivement l’équipe-type pour la phase finale. Cela n’a pas empêché de voir apparaître en Russie des nouveaux visages qui n’avaient jamais connu un vécu avec le reste de la sélection et qui ont précipité l’élimination. C’est à croire qu’on va d’abord dans un tournoi majeur pour expérimenter des joueurs et non pour gagner. L’apparition des nouveaux visages à chaque convocation s’inscrit dans un processus dynamique mais à trop en faire, on risque de s’y perdre un peu.

Equilibre régional ?

Toujours au sujet de la gestion des effectifs, certains commentaires de la presse frisent l’hystérie. Nous n’irons pas jusqu’à soupçonner, sans preuves, le staff technique de favoriser des joueurs d’une certaine origine ethnique ou géographique. Laisser entendre à un coach d’origine étrangère, blanc de surcroît, que certains joueurs seraient convoqués, non en raison de de leur talent intrinsèque, mais à cause de leur proximité avec le Team manager (lire l’interview de Hugo Broos publié dans Cameroon Tribune du mercredi, 04 octobre 2017) est révélateur du vivre-ensemble au sein des Lions en même temps qu’il trahit un état d’esprit à combattre avec la dernière énergie si nous ne voulons pas retomber dans le syndrome de 1972. L’EQUIPE NATIONALE DU CAMEROUN EST UNE ET INDIVISIBLE. D’autres instances sont plus indiquées pour l’expérimentation du fameux équilibre régional. En principe, ne doivent être convoqués que des joueurs estimés au-dessus du lot et pouvant apporter un plus. Ce n’est pas une nouveauté en soi. A une certaine époque, le coach Claude Leroy disait s’appuyer en majorité sur des joueurs d’une certaine ethnie réputée pour son « hemlè. » Dans la décennie 1970-80, l’équipe nationale était constituée à 70 % des joueurs du grand Canon de Yaoundé sans que cela ne gêne personne. Plus loin de nous, notamment en Espagne, 5 joueurs du FC Barcelone faisaient partie de la sélection championne du monde en 2010 sans que l’on s’interroge sur leur origine catalane. Pourquoi faut-il qu’en Afrique noire, notamment au Cameroun, le tribalisme refasse surface, même dans un domaine où seul doit prévaloir la performance individuelle ? La CAN 2017 remportée de haute lutte n’était-elle pas celle de tout le Cameroun et non celle de certaines ethnies ? Quand Aboubakar, Nkoulou, Ngadeu ou Bassogog ont marqué des buts lors de la dernière CAN, était-ce au nom de leurs tribus et frères respectifs ? Dans un tel contexte, les remarques concernant l’extraction sociologique ou linguistique des joueurs de l’équipe nationale semble inopportune et peut contribuer au pourrissement d’un climat déjà malsain. Ce dont nous avons besoin c’est une équipe solide, constituée d’éléments volontaires, talentueux, animés d’un état d’esprit conquérant. Le reste n’est que balivernes.

Question de style

 Sur le double plan technique et tactique, le sélectionneur veut sans doute apporter sa touche personnelle au jeu des Lions. « Le football moderne est fait de vitesse, de mouvement », n’a-t-il cessé de prêcher depuis son arrivé. Il est dans son bon droit. Toujours est-il qu’on ne saurait modifier du jour au lendemain la « culture » tactique d’une équipe jadis réputée pour la solidité de sa défense, qui a toujours misé en priorité sur sa masse athlétique, le marquage à la culotte, ainsi que cet art consommé de casser le rythme imposé par l’adversaire pour mieux le dérouter et repartir vers l’avant. Cela nous a maintes fois réussi (1982 en Espagne, 1990 en Italie, 2000 en Australie, etc. Maintenant, en voulant jouer au même rythme que l’Allemagne, le Brésil, la Colombie, le Chili ou le Nigeria, on crée d’énormes boulevards. D’où des scores-fleuves auxquels on n’était pas habitué auparavant. Voilà le prix de l’audace ! Moralité : un technicien lucide, conscient des forces et faiblesses de son équipe, ne peut prendre sur lui de changer radicalement la composition et le jeu d’une sélection nationale en un laps de temps relativement court sans tenir compte de certaines traditions. Génération après génération, l’équipe du Cameroun s’est forgée une identité. Elle a toujours été composée d’éléments dotés d’un important gabarit sur le plan physique, une morphologie singulière qui amoindrit sa vivacité en phase de contrôle ou de transmission du cuir. Pour corriger ou atténuer ces « défauts », elle a fondé son jeu sur la solidarité du bloc-équipe, en attaquant et défendant ensemble, voire en ralentissant a cas de besoin le jeu pour briser l’élan de l’adversaire. Ce sont ces fondamentaux qui ont longtemps fait la force des « Allemands de l’Afrique » qu’il faut retrouver vaille que vaille. La force d’un entraineur c’est la capacité à adapter son équipe aux situations les plus diverses. Le Cameroun ne s’est jamais tiré d’affaire au moyen d’un pressing très haut, mais grâce à un style hybride combinant les phases offensives et des séquences de repli autour d’un rideau défensif positionné relativement bas, sans mettre en danger permanent le dernier rempart. C’est d’ailleurs le système appliqué par certaines « petites » équipes qui parviennent ainsi à obtenir des bons résultats. En visionnant le match France-Luxembourg (0-0) qui a permis à ce petit pays européen de tenir en échec la France qui venait de battre auparavant la très joueuse équipe des Pays Bas par 4-0 dans le cadre de coupe du monde 2018, on comprendra de quoi il est question ici.

Objectif 2019

 L’élimination du Cameroun de la course pour la Coupe du monde en Russie replace le pays des Lions indomptables face à des nouveaux défis. Cette sortie prématurée peut offrir paradoxalement une belle opportunité aux lions pour repartir du bon pied vers des nouvelles conquêtes. Pour ce faire, il ne faudrait pas nécessairement s’installer dans une nouvelle phase de « reconstruction » sans perspective d’en sortir, mais plutôt passer en revue les ingrédients de l’échec dans la perspective de construire patiemment les victoires futures. On se tromperait de route en voulant démanteler à tout prix l’effectif actuel comme le préconisent certains illuminés. Bien au contraire, il faut maintenir à tout prix un noyau dur débarrassé de certains éléments qui ont fait preuve de leurs limites et renforcé au besoin de nouveaux talents qui viendraient suppléer des manquements graves constatés tant en défense, au milieu de terrain qu’en attaque. Jadis réputée pour la solidité de sa défense, l’équipe du Cameroun est devenue une véritable passoire, avec une moyenne de trois buts encaissés par match. Il faut que cela change, mais avec la manière. Comme le faisait remarquer récemment un observateur lucide du football camerounais, l’année 2018 est presque déjà là. Ce n’est pas d’ici là qu’on va trouver subitement des perles rares, des joueurs d’exception qui étaient cachés on ne sait où, en vue de disputer et gagner la CAN 2019. Soyons lucides en reconnaissant que tous les éléments nécessaires dont le staff technique a besoin sont disponibles ou presque. Ce dont l’équipe nationale a le plus urgemment besoin c’est la constitution d’un noyau dur autour duquel vont graviter des nouvelles recrues dont l’incorporation ne saurait perturber ni la cohésion, ni la sérénité d’ensemble, ni la philosophie de jeu. Sans revenir au fameux système du titre foncier, il est impératif de donner un nouveau visage plus stable et plus attrayant aux Lions indomptables afin que mieux aguerris, ils soient plus prêts à affronter des nouveaux défis dont le plus important reste de remporter à domicile le trophée de la prochaine CAN.

Nous n’insisterons jamais assez qu’en matière de sélection, la décision finale revient au sélectionneur principal. Par souci de discipline et maintien de la cohésion, les joueurs n’ont pas à imposer leurs points de vue au coach ou à contester ouvertement son autorité. Pourquoi une attitude inimaginable dans leurs clubs professionnels respectifs serait-elle tolérée en équipe nationale ? Toujours est-il que les joueurs sont des adultes, parfois des stars et méritent par conséquent d’être traités avec plus d’égard. Ils ne sont pas là comme des simples « mendiants » de la sélection, mais des hommes d’une envergure certaine, à la réputation plus ou moins établie. On l’a dit et redit : Hugo Broos doit soigner sa communication sur le double plan interne (tanière) et externe (public, réseaux sociaux…), pour se réconcilier avec certains joueurs et le reste de l’équipe. Avec le début de la normalisation, la Cameroon Team a besoin de plus de sérénité pour avancer. Il est possible d’envisager une espèce de catharsis où la volonté de pardon réciproque irait de pair avec une réconciliation assumée des cœurs. Si la cacophonie actuelle perdure, personne ne sort gagnant, ni sur le plan des rapports humains, ni sur celui du jeu et encore moins de la performance globale. Déjà hors courses de la coupe du monde 2018, le Cameroun a d’autres défis plus importants et urgents comme celui du vaste chantier de l’organisation de la CAN 2019.

 
Jean Marie NZEKOUE, Editorialiste, chroniqueur sportif


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Vos commentaires

  • Le 6 octobre à 08:01, par camerondiazz En réponse à : Lions Imdomptables : Hugo Broos et le casse-tête de la sélection

    @indomptablelionForever, je suis entièrement d’accord avec toi je l’ai déjà répété à maintes reprises mais les gens préfèrent rester dans leur confortable Coupe d’Afrique au lieu d’aller au-delà ce que nous aurions dû faire depuis des lustres !

    Voilà aujourd’hui mba Niang qui souhaitais joué avec l’équipe de France et a qui a accepté d’intégrer l’équipe du Sénégal.
    Tout ça parce que l’entraîneur a su le séduire comparé à notre entraîneur de merde qui préfère te répondre « je ne force personne avenir » salopards !
    Quand tu veux qu’une femme vienne avec toi au cinéma, et qu’elle refuse tu essaieras de la séduire ? ou bien tu lui diras« je ne force personne avenir » salopard entraîneur !!!!
    Je ne comprends pas les gens qui s’acharne encore à le défendre comme j’ai pu le faire dans le passé.
    Coupe des Confédérations désastreuse alors que celle d’avant nous avions atteint la finale ! Et nous l’aurions gagner si notre valeureux FOE ( paix à son âme) était encore de ce monde.
    4-0 contre nos meilleures ennemies suivi d’une élimination Coupe du Monde 2018 !!!
    Et vous venez nous faire chier avec la CAN 2019.

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  • Le 6 octobre à 22:49, par IndomitableLionForever En réponse à : Lions Imdomptables : Hugo Broos et le casse-tête de la sélection

    @Patrick tu es hors sujet par rapport à mon post

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  • Le 6 octobre à 10:35, par Monkey D. Cabi En réponse à : Lions Imdomptables : Hugo Broos et le casse-tête de la sélection

    que cet homosexuel laisse notre pays en paix
    merci pour la CAN maintenant débarrasse le plancher

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  • Le 6 octobre à 09:57, par kelkemots En réponse à : Lions Imdomptables : Hugo Broos et le casse-tête de la sélection

    Casser le rythme : oui, mais ça suppose des joueurs qui sachent tenir le ballon.Il faut encourager la valeur technique chez le joueur camer, et il y en a beaucoup !

    J’ai vu souvent dans les cours de récréation au pays, des gamins faire des gestes, pour lesquels on crie au génie de Neymar aujourd’hui. Alors ce n’est peut-être pas facile à reproduire au niveau senior, mais il faut encourager les techniciens - ceux qui tiennent le ballon. Ce qui ne veut pas dire, monopoliser le ballon pendant 5 mn mais jouer juste et bien. C’est pourquoi, nous étions nombreux à regretter le début sur le banc d’un Choupo contre le Nigéria. Non pas qu’il soit le meilleur joueur que le Cameroun ait connu, mais pour sa capacité à jouer simple et précis.

    Le problème de Broos, c’est qu’il a été lâché par beaucoup de titulaires, juste avant la CAN, si vous vous rappeler bien. On en faisait des articles http://www.bbc.com/sport/football/38385694. Il se méfie un peu des « grands noms » maintenant. Mais je suis tout à fait d’accord sur le fait, qu’il doit arrêter les expérimentations en match important.

    Si ces Lions 2017, réussissent à reproduire plus souvent, le niveau de jeu « demi-finale contre le Ghana » (match-référence pour moi), ils redonneront le sourire à leurs supporters.

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  • Le 6 octobre à 09:55, par kelkemots En réponse à : Lions Imdomptables : Hugo Broos et le casse-tête de la sélection

    La force d’un pays comme l’Allemagne, c’est qu’ils ont des joueurs qui sortent du même moule tactique et technique par la formation depuis l’enfance. Ils savent à peu près comment vont jouer les uns et les autres. Le foot moderne ne permettant plus les longs stages bloqués, le Camer a du mal avec ses joueurs, qui viennent des 4 coins du monde. Certains qui ont grandi au pays avant de partir, d’autres évoluent depuis toujours à l’Etranger. C’est un peu comme Mac et Windows. D’un côté un fabricant qui maîtrise toute la chaîne de production, de l’autre un logiciel à adapter à mille configurations différentes...

    Solidité défensive : d’accord, mais ça ne veut pas forcément dire avoir des armoires défensives derrière (style Ndjeya, Massing, ou Sinkot). Il y a aussi eu des Ndoumbe Lea en défense qui ont rendu bien des services. Mbouh Emile défendait très bien, tout en étant le « gringalet » (par rapport à d’autres) que l’on connaît.

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  • Le 6 octobre à 09:53, par kelkemots En réponse à : Lions Imdomptables : Hugo Broos et le casse-tête de la sélection

    Que le Cameroun ait su casser le rythme autrefois, oui, mais on ne doit pas y voir une « culture tactique » à entretenir pour autant. Les gars faisaient avec leurs moyens, face à des équipes habituées à aller plus vite qu’eux. Résultat : l’équipe de 1982, jouait avec une prudence excessive, une lenteur parfois exaspérante, et pourtant chaque fois qu’elle accélérait, il y avait danger pour l’adversaire.

    Par la suite, le rythme de jeu a progressé, et c’est ce que j’apprécie principalement chez les Lions d’aujourd’hui. Alors... qu’on ne leur demande pas de jouer sur le même tempo que l’Allemagne, tout un match je comprends. Mais ils ne doivent pas gâcher les occasions d’aller vite, quand elles se présentent...

    Quand il y a opportunité de contre-attaque il faut l’exploiter ! Avec des Bassogog, Aboubakar, qui vont très vite devant, il ne faut pas tourner sur soi-même au milieu du terrain, revenir vers le gardien par d’incessantes passes en arrière, alors que l’équipe adverse est montée.

    Il y a un tic de jeu qui m’énerve chez les Lions. Remise en jeu, le gardien fait une passe à son défenseur. Au lieu que celui-ci se tourne vers ses milieux pour construire, il lui remet encore. Et le gardien finit par dégager une longue balle imprécise vers l’avant, 9 fois sur 10 récupérée par les adversaires.

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  • Le 6 octobre à 03:39, par IndomitableLionForever En réponse à : Lions Imdomptables : Hugo Broos et le casse-tête de la sélection

    Quelles sont les ambitions réelles du Cameroun ? C’est empiler des CAN pour ne rien foutre au niveau mondial dans ce cas vous pouvez continuer avec Broos et toute sa bande de guignols ? Ou bien c’est construire un groupe solide et évolutif pour s’imposer au delà du continent et donc sur le plan mondial si c’est le cas installez du personnel sérieux et compétent et non corrompu.
    On a gagné la CAN 2017 et à quoi ça sert de gagner 2019 voir 2021 si c’est pour se faire démonter au niveau mondial constamment ? Réfléchissez bien

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  • Le 5 octobre à 14:49, par Patrick En réponse à : Lions Imdomptables : Hugo Broos et le casse-tête de la sélection

    (Toujours est-il qu’on ne saurait modifier du jour au lendemain la « culture » tactique d’une équipe jadis réputée pour la solidité de sa défense, qui a toujours misé en priorité sur sa masse athlétique, le marquage à la culotte, ainsi que cet art consommé de casser le rythme imposé par l’adversaire pour mieux le dérouter et repartir vers l’avant. Cela nous a maintes fois réussi (1982 en Espagne, 1990 en Italie, 2000 en Australie, ) Dit Nzekoue
    C’est la raison pour laquelle nous devons embaucher un entraîneur camerounais ou un entraîneur avec le calibre de la roy afin de perfectionner ce style.
    Je ne comprends pas non plus pourquoi Broos dit que nous devons jouer au football moderne. Le style de jeu en Italie est similaire au Cameroun. Sauf le Cameroun est plus physique et les Italiens ont gagné la coupe du monde en 2006 avec leur style défensif. Il n’y a pas de différence entre le football moderne et le football ancien. Il n’existe même pas. Broos doit partir.

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