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Tour du Cameroun

Les Lions peuvent-ils ramener la paix en zone anglophone ?

Camfoot

Camfoot

Toujours en quête de la formule miracle pour faire baisser la tension dans la partie anglophone du pays, le président de la République a instruit que le trophée de la CAN 2017 fasse le tour des neuf autres régions du pays, avec pour première halte Bamenda, la ville cruelle.

Le 11 février 2017
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La Can 2017 joue les prolongations sur la pelouse glissante des anglophones. Cette métaphore colle parfaitement à la dernière actualité autour du trophée, remportée de haute lutte par les Lions indomptables en terre gabonaise. Yaoundé ne sera pas finalement l’unique ville hôte de cette fête populaire et historique que représente la présentation du trophée de la 31e Can au peuple camerounais. Outre le Centre, la caravane va également s’ébranler dans le Littoral, l’Ouest, le Sud, l’Adamaoua, le Nord mais surtout le Nord et le Sud-ouest, deux régions en crise depuis bientôt quatre mois. De sources dignes de foi, Bamenda constitue le premier stop de ce périple. Même si on s’interroge sur le nombre de joueurs qui seront de cette caravane. Ce d’autant plus que plusieurs sont retournés en club.

Si d’aucuns voient en cette décision du Chef de l’Etat, une envie de permettre aux quintuples champions d’Afrique de communier avec le peuple, il faut y déceler une volonté de « l’homme Lion » de désamorcer en douce cette crise qui secoue la zone anglophone, non sans paralyser la quasi-totalité des activités. Pour reprendre le contrôle de la situation, le locataire d’Etoudi qui manie désormais le canon à eau avec la même dextérité qu’il signe les décrets, espère profiter de ce sacre des poulains d’Hugo Broos pour résoudre le « problème anglophone » et enlever dans les cœurs et dans les têtes ce sentiment de ras-le-bol qui pousse les anglophones à défier les institutions.

Socle de l’unité nationale

Son discours aux Lions mercredi dernier au palais de l’Unité, annonçaient les signaux de cette initiative pour laquelle il joue son va-tout. Présenté comme socle de l’unité nationale, cette équipe qui a mis tout le monde d’accord par ses récentes performances, fait oublier les tensions que connait actuellement le pays dans sa partie anglophone. « Le Cameroun tout entier a vibré au rythme de vos exploits du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. De Yaoundé à Douala, de Bamenda à Bertoua, de Garoua à Bafoussam, de Maroua à Buea, de Ngaoundéré à Ebolowa, votre victoire éclatante, obtenue avec panache a plongé les Camerounais dans l’allégresse  », indiquait le président de la République à Benjamin Moukandjo et ses camarades. Le choix de Bamenda comme première ville de ce périple n’est donc pas un fait du hasard puisque ce 10 février, Paul Biya va s’adresser à la jeunesse.

L’éducation nationale en péril

Très attendu qu’il se prononce sur le sacre de la jeunesse Lions indomptables et sa génération dorée 2017 mais surtout sur cette année blanche vers laquelle élèves et étudiants des zones anglophones sommés de marquer une longue pause à leurs études, s’acheminent inéluctablement. Le début du deuxième trimestre dans le système éducatif Camerounais a été un échec dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Calme plat dans les établissements. Pour cause, plusieurs observateurs et analystes sont unanimes. Le désordre observé ici serait la résultante d’une incompréhension entre le gouvernement et les syndicats. Des raisons qui mettent en péril l’éducation nationale. Le vide qui domine dans les salles de classe pousse les élèves et étudiants à se poser des questions sérieuses sur leur avenir. Les Lions parviendront-ils à désamorcer la bombe ? Question à deux sous !

Christou DOUBENA


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Vos commentaires

  • Le 12 février à 15:41, par Recg En réponse à : Les Lions peuvent-ils ramener la paix en zone anglophone ?

    How is it possible that a journalist could be so stupid. If this is the perspective of the average Francophone on the depth of the Anglophone problem than Cameroon might be heading to a very severe crises. Mr. Journalism this is about the rectification of history and the restoration of the dignity of a people. Idiot.

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  • Le 11 février à 22:54, par Rasta En réponse à : Les Lions peuvent-ils ramener la paix en zone anglophone ?

    Cette question est incroyablement mal posée. On sent au travers de la question posée que le journaliste ne connaît rien du problème anglophone. Il ne faut pas se limiter aux articles de la presse, on ne le comprendra pas. Il faut interroger l’histoire de ce pays. À partir de la période qui a précédée le référendum du 11 février 1961, en passant par les accords de foumban et ainsi de suite. Lorsqu’on fait cet effort de compréhension des faits historiques constants et immuables, on ne pose pas ce type de question, parceque c’est in problème qui ne peut trouver une solution que dans le cadre d’un dialogue constructif.

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  • Le 11 février à 12:21, par cam4cam En réponse à : Les Lions peuvent-ils ramener la paix en zone anglophone ?

    KMER,
    La question de Camfoot prouve que la 33 a coulé à flots !
    Le football est un jeu, un loisir !
    Une compétition de football a sorti du coma la fierté nationale, mais cela ne reste qu’un jeu.
    Notre Cam’ a eu une exposition internationale pour autre chose que sa constance sur le podium des pays les plus corrompus ou ses vidéos de boucherie à vif sur un parking d’hôpital, et c’est une prouesse remarquable !
    Au delà de ce que l’on retient communément (le problème anglophone dont je conteste la dénomination), interrogeons le fond du problème.
    C’est un questionnement de ce que nous sommes intrinsèquement, nous sommes incomplets car le Cameroun est bilingue ou plus exactement multilingues ... mais les camerounais ne le sont pas !

    • Le 11 février à 12:21, par cam4cam En réponse à : Les Lions peuvent-ils ramener la paix en zone anglophone ?

      Ni dans les institutions (qui devraient être un syncrétisme de ce qui vient du monde et de ce qui provient de nos systèmes traditionnels et qui sont une copie maladroite et paresseuse de celui de l’un de nos oppresseurs historiques), ni dans son rapport à des langues qui devraient n’être au mieux que véhiculaires (car portées chez nous par l’oppression de nos peuples) et que nous avons réussi à transformer en une partie de nous source de combats entre nous !
      Ce sont des problèmes de vie, de vie des gens de survie parfois, d’avenir ! Ce n’est pas un jeu ni un exutoire et une exultation instantanées, c’est nos vies !
      Ce sont des problèmes fondamentaux de gouvernance, de liberté effective des camerounais et de fin de la mainmise de la gérontocratie qui place en coupe réglée ce pays depuis des décennies et qui la considère comme une mangeoire personnelle en l’absence de toute vision pour le pays, la sous région et l’afrique noire !
      Un jeu ne doit pas (contrairement à ce qui s’est passé en 1990) venir infléchir l’histoire d’une nation dans une période cruciale de sa construction.

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