Mondial 2018 : La polémique Paul Le Guen

Camfoot

La Fédération nigériane (Nff) a annoncé lundi, que l’intérimaire Salisu Yusuf occuperait définitivement le poste de sélectionneur du Nigeria. Egalement candidat, l’ancien coach des Lions indomptables est quant à lui nommé conseiller technique ; un statut de second que le technicien Breton aurait décliné même si dans les faits, le duo devrait se partager le pouvoir.

Le 20 juillet 2016
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Il était annoncé comme le favori depuis des mois. Longtemps, il a même semblé seul candidat en lice. Et pourtant, Paul Le Guen ne sera pas le futur sélectionneur du Nigeria ! Du moins sur le papier… Comme convenu, la Fédération nigériane (Nff) a annoncé lundi dernier, l’identité du successeur de Sunday Oliseh, parti en février, à la tête des Super Eagles. Après auditionné les trois finalistes pour le poste, Tom Saintfiet, Salisu Yusuf et Paul Le Guen, l’instance a fait dans l’original. La Nff a en effet commencé par annoncer que le technicien français serait le nouveau « conseiller technique » du champion d’Afrique 2013. L’ancien entraîneur de l’Olympique Lyonnais devra travailler en compagnie du local et actuel intérimaire, Salisu Yusuf, qui lui a été préféré pour le poste de sélectionneur, mais qui sera pourtant chargé « d’assister » le Français, selon les mots du communiqué. Autant dire que, dans les faits, les deux hommes devraient se partager le pouvoir.

Levée de boucliers

Seul souci : Le Guen aurait, à en croire nos confrères de l’Equipe et d’une pléthore de sites internet français, décliné, il y a deux jours, l’offre de s’engager avec le Nigeria. La Fédération a peut-être cherché une porte de sortie, mais il est fort à parier qu’on ne risque pas de voir le Breton dans ce pays africain dans les prochains mois. Or, avec cette organisation bicéphale, la Nff entendait sans doute ménager la chèvre et le chou : d’un côté, l’ancien sélectionneur du Cameroun (2009/2010) avec qui elle est en contact depuis des mois, de l’autre un technicien du cru et qui bénéficiait du soutien du vestiaire. Du coup, la nouvelle de son vrai ou supposé renoncement fait le buzz sur la toile. La presse française et les autres médias se font la guerre de la « vraie info ». Subjugués par cette levée de boucliers, les responsables fédéraux tentent de se raviser.

« Nous n’avons jamais dit que Paul Le Guen avait obtenu le poste de conseiller technique », s’est justifiée tant bien que mal la Fédération nigériane de football dans un communiqué publié hier et repris par nos confrères du site Ouest-France.fr. « Toutes les affectations décidées par le Comité technique et de développement ne sont que des recommandations, qui doivent être validées par le Board », a ajouté le directeur du Comité médias et publicité de la Nff, Suleiman Yahaya-Kwande, cité dans le communiqué. « Précisément, ce comité a examiné les profils de tous les entraîneurs ayant postulé et trouvait celui de M. Le Guen parfait pour le poste. Mais pendant les ultimes négociations, il a refusé de se voir fixer des objectifs, et il ne souhaitait pas non plus vivre au Nigéria », précise-t-il. Hors-course pour la qualification à la Can 2017, les Super Eagles disputeront leur billet qualificatif au Mondial 2018 avec l’Algérie, le Cameroun et la Zambie.

Génération des champions

Avec 5 participations à une phase finale de Coupe du monde et trois 1/8es de finale en 1994, 1998 et 2014, le Nigéria qui est le pays africain aux performances les plus régulières en Coupe du monde quoique absente des Can 2015 et 2017, reste une mastodonte sur le plan de l’expérience et en s’appuyant sur la génération des champions du monde U17 il y a deux ans, va être un client difficile à manœuvrer dans ce groupe B dit « groupe de la mort », où rien n’est joué d’avance.

Et si l’époque de la nostalgie renseigne que le Cameroun a souvent pris le dessus sur les Green Eagles, elle est désormais bien loin l’époque des Milla, Omam, Abega (1984 et 1988) ou celle des Eto’o, Gérémi, Song, Alioum Boukar (2000) avec des victoires mémorables et historiques. Bref, Vainqueurs de la Can 2013 mais incapables de se qualifier pour l’édition 2015 en Guinée équatoriale, les Super Eagles sont déterminés à participer à la fête du football planétaire de juin 2018 en Russie. Vainqueurs de la Can 2013 mais incapables de se qualifier pour l’édition 2015 en Guinée équatoriale, les Super Eagles sont déterminés à participer à la fête du football planétaire de juin 2018 en Russie.

Christou DOUBENA


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