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E. Tamo : « Si c’était possible, on aurait acheté la vie d’Essomba »

Camfoot

Le visage serré, le chef du protocole du président de la Fécafoot a presque les larmes aux yeux ce samedi lorsque nous l’abordons à la Basilique de Mvolye à Yaoundé, où il est venu « rendre un dernier hommage » à Essomba Eyenga qu’il considérait comme son « grand frère ». L’ex administrateur de la Fécafoot parle de leur relation, et espère que son décès amènera peut-être les acteurs de la crise qui secoue le football camerounais à calmer le jeu.

Le 10 juillet 2016
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Quels souvenirs gardez-vous d’Antoine de Padoue Essomba Eyenga, qui a été membre du Comité exécutif de la Fécafoot ?

Je n’ai pas de force pour m’exprimer. Beaucoup ne le savent pas, mais Essomba Eyenga était un ami, un confident, un père, un beau-frère aussi ; parce que ma femme est Mvog-Ada et c’est lui qui me l’avait conseillée. Quand il est tombé malade, il m’a appelé. Je suis allé le chercher où il se trouvait, je l’ai amené dans un laboratoire où il a passé des radios et l’Irm (Imagerie par résonnance magnétique, Ndlr), je l’ai amené à l’hôpital central ensuite. J’étais prêt de lui du début jusqu’à la fin de sa maladie. Tout le monde à la Fécafoot sait quelle relation j’avais avec Essomba Eyenga. C’est pénible de parler d’un grand homme comme lui. Sur le plan sportif, il nous a montré le chemin ; aujourd’hui, son décès devrait être un exemple pour arrêter toutes ces querelles inutiles qui se sont invitées autour du football, parce qu’après tout, la mort c’est le chemin de tout le monde.

Pensez-vous réellement que cette leçon de la vie peut être perçue de la même manière, par tous les acteurs de la crise autour de la Fécafoot ?

Je l’espère vraiment. On ne perd rien à s’entendre. Vous avez vu la dernière bagarre qu’il y a eu lors de la dernière élection. Qui eut cru qu’aujourd’hui on serait tous là pour dire au revoir à Essomba Eyenga, après de dures querelles au cours desquelles on l’a vu dans l’autre camp ? Il faut que les gens comprennent que tout le monde peut aspirer à être président de la Fécafoot, mais il ne peut avoir qu’une seule place pour le président. Ce qu’il y a eu dans le milieu du football camerounais ces derniers temps est vraiment cruel. On aurait cru que c’est de la sorcellerie ; il y a des gens qui ont dit que c’est le résultat de la bagarre qu’il y a eu, alors que c’est la vie. On savait très bien que David Mayébi et Essomba Eyenga étaient malade depuis, mais on ne savait pas qu’ils pouvaient nous quitter de sitôt. Ça fait mal, mais on ne peut que demander à Dieu de les suivre où ils s’en vont. Nous-mêmes nous allons connaitre ce chemin un jour. Pour le moment, nous allons regarder sa progéniture afin de voir comment pour voir aider sa femme et ses enfants. Moi personnellement, je m’engage à aider ses enfants.

Le président de Fécafoot, Tombi A Roko est absent…

Le président de la Fédération avait un programme établi, et tout le monde le savait. Il est allé à la Mecque. Nous savons tous que c’est un an avant que ça se gère. Mais il a tout mis en place pour que la Fécafoot participe de façon honorable à l’organisation de ces obsèques. Si c’était possible, on aurait acheté la vie d’Essomba Eyenga. Ce n’est pas la présence du président qui va relever Essomba Eyenga. Il n’était pas là physique, mais il est de tout cœur avec toute la famille sportive.

Propos recueillis par Arthur Wandji


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