Abouna Ndzana : « Je remets tout au bon Dieu »

Publié le 17 mars 2011
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Abouna Ndzana. Le défenseur international des Astres de Douala évoque les espoirs qu’avait suscités en lui sa première convocation en équipe nationale.

Il y a un an, vous étiez convoqué pour la première fois chez les Lions Indomptables. Vous vous voyiez déjà professionnel ?

Ce serait mentir que de vous répondre par la négative. Quand je commençais à jouer au football, je croyais qu’une sélection en équipe nationale suffisait pour se retrouver professionnel. Mais j’ai eu la preuve du contraire et j’ai compris que ce n’est que par le travail que l’on devient professionnel.

Peu après votre première convocation en équipe nationale, vous vous êtes envolés pour la Norvège. Vous deviez être vraiment obsédé par le professionnalisme…

Non, je n’étais pas obsédé par le professionnalisme. C’était une aventure comme une autre. Et tous les footballeurs passent par des aventures. Aujourd’hui, je ne retomberai plus dans pareil piège.

Un an après, vous êtes encore au Cameroun. Pour vous, c’est une situation anormale ?

Je ne saurais dire si c’est une situation anormale. Je remets tout au bon Dieu. C’est lui qui veille sur nous et nous permet de réaliser les prouesses que nous réalisons sur les stades. N’allez pas croire que je suis déçu. Si je l’avais été, je ne serais plus sur les terrains. Je serais allé faire n’importe quoi. Au contraire, j’ai beaucoup appris. Chaque chose a un début et une fin. Quand mon moment sera passé, il faudrait que j’apprenne à comprendre que c’est le moment d’une autre personne, que le mien est passé.

Franchement, vous êtes contents d’être toujours ici au Cameroun ?

Je ne peux pas dire que je suis content. Du moment que je suis encore ici, je me contente de me battre à ce niveau-ci.

Parlant de carrière professionnelle, vous vous dites que votre heure a sonné ?

Ce n’est pas sûr que mon heure a sonné. Il faudrait que je continue à démontrer que je peux être professionnel. En continuant à me battre sur les stades du Cameroun et d’ailleurs.

Propos recueillis par Pierre Arnaud Ntchapda, lejour


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