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A. Djoum : « Montrer au coach et à mon pays de quoi je suis capable »

Camfoot

Mon premier match avec les Lions, c’est que du bonheur. Je ne saurais le cacher car c’est toujours une fierté de porter les couleurs du Cameroun. J’ai vraiment attendu longtemps. Le coach a pensé que j’étais capable et m’a aligné. Et je me suis dit que je dois prouver qu’il n’a pas eu tort. Au début, j’ai eu la pression, j’ai commencé calmement.

Le 11 septembre 2016
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Au fil des minutes, je me suis lâché, j’ai pris du plaisir à faire ce que je sais faire. Croyez-moi, je n’ai pas dormi de la nuit à cause du but que j’ai raté. L’action était tellement belle que j’aurais été au ciel si la balle avait terminé au fond des filets. Au deuxième match, j’ai donné le meilleur de moi pour jouer le rôle qui m’a été confié au milieu de terrain par le coach. C’était une première période de pression face au Gabon et j’en garde de bons souvenirs. Il faut juste continuer de bosser dur pour la suite. J’espère encore avoir la chance de pouvoir me montrer, parce que je sais que je peux faire plus.

Pensez-vous avoir suffisamment confirmé pour être convoqué en octobre prochain contre l’Algérie dans le cadre de la première journée des éliminatoires du Mondial 2018 ?

C’est le coach qui décide de qui il va convoquer. Il choisit ses hommes et nous devons nous plier à ses décisions car, il reste le seul maître de son équipe. Je suis prêt à défendre les couleurs de mon pays avec hargne et détermination. Si je suis convoqué ou aligné, je donnerais le meilleur de moi-même pour conduire l’équipe à la victoire car, cela est primordial pour notre pays qui prépare deux grandes échéances : la Can 2017 et le Mondial 2018 en Russie. Je suis là pour jouer et gagner dans le collectif mais, je sais que je dois avant toute chose, apprendre, écouter, travailler pour évoluer. C’est sur ces piliers que j’essaie de reposer toute la motivation de ma sélection en équipe nationale.

Siani, Enoh, Mandjeck, Kom et Cie évoluent tous au milieu de terrain. N’avez-vous pas peur de la concurrence à ce poste ?

La convocation ne suffit pas. Il faut maintenant prouver qu’on est là parce qu’on le mérite, mais aussi prouver qu’on a des qualités qui peuvent s’avérer utiles pour l’équipe. Mon objectif est de montrer au coach et à mon pays de quoi je suis capable. Je sais qu’il y a beaucoup de bons joueurs, je sais qu’il y a beaucoup de grands joueurs, mais je sais aussi que c’est à moi de prouver que je dois y rester. J’ai l’intention d’apporter tout ce que j’ai et me mettre au service de mon pays. Je viens pour rester. Je pense qu’il n y a pas de raison d’avoir peur de la concurrence. On joue tous pour la même cause : la patrie.

Parlez-nous un peu de votre idylle avec le football ?

Je suis tombé amoureux du football très petit. Parce que je suis issu d’une famille de sportifs : mon père jouait au football, et ma mère, au handball. Mon amitié avec le ballon a donc commencé très tôt. A 4 ans, mes parents et moi nous sommes installés à Bruxelles, en Belgique. Je jouais dans la cour de mon école à l’époque, juste pour m’amuser avec les amis. Et un jour, à 9 ans, un copain m’a dit : il y a un club derrière l’école, vient on va s’inscrire. J’ai demandé la permission à mes parents et ils ont accepté. C’est en fait dès ce moment que je me suis entièrement engagé au football. Au début ce n’était pas facile, mais au fur et à mesure, j’ai pris. Après l’école, on allait à l’entraînement et on jouait des matchs les samedis. J’ai passé 3 ans dans ce club. Je rêvais d’être un grand joueur comme Zidane, Ronaldinho, Patrick Viera… Ce sont des modèles que j’ai essayé de copier puisque je suis milieu de terrain.

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Après votre premier club, vous êtes parti à 12 ans au Fc Brussels. La première division pour le jeunot que vous étiez, n’était-ce pas précoce ?

Je suivais ma bonne étoile. Je faisais ce que j’ai appris à faire le mieux. Au Fc Brussels justement, j’ai passé 3 ans avant de me retrouver à Anderlecht. Ce sont ces clubs qui m’ont formé avant que ma carrière professionnelle ne débute en Hollande, où j’ai commencé au Roda Jc pour 5 années. J’ai beaucoup appris au sein de cette équipe ; parce que le football hollandais est différent, c’est très technique et très tactique. Après la Hollande, je suis parti en Turquie, à Akhisar Belediyespor où j’ai passé 6 mois à cause d’un certain nombre de choses qui se sont passées, mais c’est aussi ça le football. Après ça, je suis parti en Pologne où j’ai remporté mon premier titre avec Lech Posnan. On a été champion, et j’ai été très fier de gagner mon premier titre. Après 6 mois passé en Pologne, j’ai atterri en Ecosse où je joue tous les matchs.

Il se dit que les supporters en Ecosse vous adulent ; comment vivez-vous cet amour du public pour le jeune footballeur que vous êtes ?

C’est vrai ! Les fans m’adorent. Quand je marque un but, notre public chante : « Djoum, Djoum, Djoum, shake the room ». C’est assez exceptionnel comme moment, et ça me donne à chaque fois envie de marquer pour les entendre scander mon nom. Pour ma première saison (l’année passée), j’ai été élu par les supporters, meilleur joueur du club, et aussi le trophée du Goal de la saison. Je pense que c’est l’expérience que j’ai acquise dans les clubs où je suis passé avant qui me permet d’être le joueur que je suis aujourd’hui. Je pense que mon arrivée en Ecosse était le bon moment pour moi. On a fait une belle saison à l’issue de laquelle on a terminé troisième. On a disputé les qualifications de l’Europa League. C’est ma deuxième année, j’espère faire une meilleure saison et qui sait, m’envoler vers l’Angleterre où je rêve vraiment de jouer.

Entretien avec Christou DOUBENA


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