Il a pourtant bel et bien fait acte de candidature. En remettant personnellement au ministre des Sports et de l’éducation physique, en mains propres, son dossier. Lequel a été transmis à la Fécafoot sous la diligence d’un directeur spécialement commis à la tâche. Que s’est-il donc passé ? Dans son appel international à candidatures, la Fécafoot spécifiait que les dossiers envoyés avant la date de publication ne seraient pas pris en compte. “ Qu’est-ce qui prouve qu’il ne n’a pas envoyé une version électronique ? ”, interroge, dubitatif, un proche de Joseph Antoine Bell, évacuant l’argument facile visant à faire croire que l’intéressé ne se serait pas soumis aux règles du jeu. “ D’ailleurs qu’est-ce qui te dis que l’entraîneur qui sera finalement retenu a effectivement déposé sa candidature ? ”, poursuit notre source.
Crédibilité
Une chose est cependant sûre. L’absence de Joseph Antoine Bell embarrasse fortement le ministre Augustin Edjoa qui s’était en quelque sorte porté garant du Camerounais, dont il avait par ailleurs suscité la candidature. Devant l’affront public, le Minsep pourrait toujours se rabattre sur son droit de veto. Seulement, écartelé entre des intérêts contradictoires, le pourra-t-il ? Certaines indiscrétions font état d’un véritable cas de conscience qui pourrait finalement aboutir au blocage du processus. Une fois de plus. Une fois de trop peut-être. Une bonne part de la crédibilité du Minsep qui plastronne sur la “ fin de la récréation ” se joue sans doute dans cette affaire…
Par Frédéric BOUNGOU


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